La belle époque n'avait pas d'avertisseur de monoxyde

Par Hélène Gingras

Depuis le drame de mercredi, la résidence La belle époque à La Prairie est munie de quatre avertisseurs de monoxyde de carbone.

Ce n’était pas le cas lors d’une inspection effectuée par les pompiers en février, ce qui contrevenait à la loi en vigueur depuis mars 2014 au Québec.

«On avait émis un avis d’éléments à corriger», dévoile Sylvain Dufresne, directeur du service d’incendie de La Prairie.

Ce dernier refuse cependant de blâmer le propriétaire considérant qu’il collabore bien.

«La belle époque est gros immeuble qui nécessite des gros investissements et il fallait lui donner un échéancier réaliste de réalisation», dit-il.

«On a fait beaucoup d’investissements au cours des ans, répond d’ailleurs Yves Boivin, directeur des opérations à la résidence La belle époque. Ça nous a coûté 100 000$ de mettre à jour le système d’alarme il y a deux ou trois ans. Puis, après la visite des pompiers en février, on a investi 15 000$ de plus dans le système de sécurité incendie.»

Mercredi, cette résidence pour personnes âgées a dû être évacuée d’urgence à la suite d’une fuite de monoxyde de carbone causée par la chaudière de chauffage.

Les résidents ne semblent pas avoir eu de séquelles de cet événement. «On s’attendait à des réactions physiques ou autre pendant la soiré, mais comme s’il ne c’était rien passé, a constaté Yves Boivin, directeur des opérations de la résidence. La qualité de l’évacuation y est pour beaucoup.»

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