L’ascension fulgurante d’une cycliste de Saint-Constant

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Par Audrey Leduc-Brodeur
L’ascension fulgurante d’une cycliste de Saint-Constant
Élodie Berthelier (à droite) a remporté l’argent au Championnats canadiens de cyclisme en juin. (Photo : Gracieuseté)

Élodie Berthelier s’est adonnée au cyclisme sur route pour passer plus de temps avec son mari, lui-même cycliste et entraîneur. La pratique de ce sport est vite devenu une nouvelle passion pour la résidente de Saint-Constant qui cumule maintenant les médailles en compétition.

Son plus récent exploit a été accompli aux Championnats canadiens de cyclisme, du 7 au 9 juin, à Victoria en Colombie-Britannique. L’athlète de 35 ans a été sacrée vice-championne au contre-la-montre et médaillée de bronze à la course sur route dans la catégorie des femmes 30-39 ans. Un résultat assez exceptionnel pour la cycliste qui a seulement repris l’entraînement il y a cinq mois, après un congé de maternité en 2018.

«Je suis très contente de ces résultats. Je n’arrive pas à croire que j’ai réussi à faire ça! Je vise la première place l’année prochaine», affirme-t-elle enthousiaste.

«Ç’a été très difficile. Il y avait beaucoup de montées, puisque le parcours était sinueux. C’était la première fois que je roulais là-bas», ajoute-t-elle.

Deux mondes

À ses débuts en 2016, la kinésiologue pédalait à l’occasion lors de courses amicales sans classement.

«À ma première course, je ne savais même pas que j’étais partie en échappée et que j’étais devant le peloton», confie-t-elle amusée.

La cycliste de 35 ans s’est vite rendu compte que la bataille allait s’annoncer plus ardue au niveau compétitif.

«Ce n’est carrément pas le même sport. C’est bien plus agressif», relate-t-elle.

Elle se souvient qu’à son premier contre-la-montre avec une rampe de lancement, elle tenait la rampe avant de s’élancer, chose assez inusitée dans le cyclisme.

«Tout le monde riait de moi», raconte-t-elle avec humour.

Étant donné que les inscriptions dans le volet féminin des compétitions se font rares, toutes les cyclistes doivent s’élancer en même temps, peu importe leur catégorie.

«Ce n’est pas facile d’être à l’aise parmi toutes les participantes. Certaines se découragent vite, mais il faut persévérer», soutient-elle.

Fitness et entraînement

Bien qu’Élodie Berthelier ait été surprise par l’intensité de ses rivales, elle précise néanmoins que sa grande forme physique l’a aidée à être à la hauteur de ces défis. Alors qu’elle était enceinte de 34 semaines, elle a remporté le bronze lors d’un contre-la-montre.

«Je suis dans le sport depuis très longtemps. Je faisais des compétitions de fitness avant de me mettre au cyclisme. Mais même si je suis forte physiquement, je n’avais pas la technique pour bien performer à vélo», explique-t-elle.

Elle a découvert la pratique du powerwatt, un exercice sur un vélo fixé au sol qui permet d’augmenter la puissance de ses coups de pédales.

«On pédale et on regarde l’écran géant devant nous. J’ai clairement vu une différence avant et après ces séances», explique-t-elle. Au point où l’athlète et son mari, le cycliste David Dulude, sont propriétaires aujourd’hui d’un centre d’entraînement axé sur le powerwatt à l’Île des Sœurs.

La Constantine, installée au Québec depuis 2011, s’accorde une pause avant de se concentrer sur les Championnats québécois qui auront lieu les 17 et 18 août à Saint-Georges.

«J’ai pensé arrêter le cyclisme parce que c’est un milieu difficile. Mais j’ai été tenace, je me suis bien entraînée et ç’a payé!» -Élodie Berthelier

 

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