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Le karaté, un outil pour aider les enfants atteints d’autisme

lundi le 01 février 2016
Modifié à 0 h 00 min le 01 février 2016
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Encouragé par les effets positifs des arts martiaux sur le trouble de l’autisme dont son fils est atteint, André Langevin a commencé à offrir des cours de karaté pour autistes en 2009. Des séances sont désormais offertes à Sainte-Catherine tous les samedis depuis septembre.

Dans la salle d’entraînement du Complexe sportif Bernard-Miron, les jeunes et leurs parents sont attentifs aux paroles récitées en japonais par le professeur. Enseignant de karaté ceinture noire 2e dan, M. Langevin dédie maintenant sa passion des arts martiaux qu’aux personnes atteintes d’autisme.

«Ils ne sont généralement pas agressifs, affirme celui qui enseigne aussi à Montréal et à Saint-Jean-sur-Richelieu. La plupart d’entre eux sont très doux. Quand ils se battent entre eux, ils ne veulent pas se faire de mal.»

Le professeur, qui pratique le karaté depuis 25 ans, est ouvert à tous les niveaux du trouble de l’autisme.

«Je n’ai aucune limite de diagnostic. À Montréal, j’ai un élève qui fait le cours avec son manteau d’hiver et ses bottes de ski. J’en ai aussi eu un qui courait sans arrêt pour aller fermer les lumières. Aujourd’hui, il fait le cours au complet», explique-t-il.

Selon M. Langevin, la communication et la patience sont essentielles pour amener les jeunes à un autre niveau.

«Il faut être très sensible et démontrer un niveau de tolérance plus élevé que lors des cours réguliers», poursuit celui qui est policier à la GRC.  

Le karatéka doit user d’imagination pour garder les enfants alertes et concentrés.

«Il faut sentir s’ils participent ou non et changer rapidement d’activité pour garder leur attention, indique-t-il. Si vous n’êtes pas ouverts à cela, vous allez les perdre.»

Une meilleure concentration

Le père de Nicolas-Charles, 9 ans, a remarqué l’impact positif sur le comportement de son fils.

«La notion du temps pour lui, hier, demain, les heures, ça ne lui dit rien. Mais aujourd’hui, à 15h, il savait qu’il avait son cours. Il l’attendait, mentionne-t-il. Depuis qu’il est ici, il y a une différence au niveau de la concentration, ajoute-t-il. Il est concentré pendant une heure; on n’avait pas vu ça encore. Il se pratique à la maison, il s’applique.»

Les familles intéressées à se lancer dans l’aventure des arts martiaux adaptés peuvent contacter l’instructeur André Langevin sur le site web www.autismekarate.com. Le coût de l’inscription est de 90$ par mois pour une famille complète de quatre personnes.

 

 

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