Le mémoire d’extrême-droite déposé par Chassé retiré à l’Assemblée nationale

Par Simon Deschamps
Le mémoire d’extrême-droite déposé par Chassé retiré à l’Assemblée nationale
(Photo : Le Soleil - Andrew Clark)

Le mémoire d’extrême-droite reçu à l’Assemblée nationale, le 9 avril, que MarieChantal Chassé, en tant que présidente de la Commission de la relation avec les citoyens, a dû déposer, a finalement été retiré, jeudi après-midi.
Les membres de la Commission présidée par la députée de Châteauguay ont convenu unanimement de retirer le mémoire. Il n’est plus accessible sur le site internet de l’Assemblée nationale.
Le mémoire a été rédigé par la Fédération des Québécois de souche dans le cadre du projet de loi 9 qui traite d’immigration. La nouvelle législation propose de modifier les critères de sélection des futurs immigrants afin de les intégrer «plus adéquatement pour les besoins du marché du travail».
En après-midi lors de la séance de la Commission proposant le retrait, Mme Chassé a fait savoir que le député Andrès Fontecilla, de Québec Solidaire, lui avait signalé des passages du mémoire dont les propos sont jugés non parlementaires, tel qu’indiqué par Le Journal de Montréal.
Avant le début de la séance, l’élue a rappelé que la présidence et les membres de la Commission devaient être impartiaux lors de la réception des documents et que de déposer un document à une commission ne témoigne pas d’un endossement des propos tenus dans l’écrit par  les élus.
Député de Québec Solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, cité dans le quotidien La Presse, a soutenu qu’une «réflexion s’impose pour éviter que l’Assemblée nationale devienne une tribune pour des groupes extrémistes».
Les députés de l’opposition n’ont pas blâmé Mme Chassé pour cette situation. Par contre, celle-ci a été  la cible de plusieurs commentaires négatifs sur les réseaux sociaux depuis hier soir.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des