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VIDÉO - Un quartier industriel accueille des abeilles

mercredi le 30 juin 2021
Modifié à 0 h 00 min le 01 juillet 2021
Par Yanick Michaud

Paul Charron et Gabriel Cardinal sont fiers de collaborer à ce projet qui permet à la nature de reprendre ses aises dans un quartier industriel. (Photo Yanick Michaud)

Redonner aux quartiers industriels une parcelle de nature.

Une mission que semble vouloir remplir conjointement Paul Charron et Gabriel Cardinal.

Le premier est directeur des opérations chez Pétro Lub. La compagnie de distribution de produits lubrifiants est située dans le quartier industriel de Valleyfield.

L’autre est apiculteur. Il possède des milliers d’abeilles et cherchait un terrain fleuri pour offrir la liberté à ses productrices de miel.

Les deux hommes se sont rencontrés.

« Nous avons construit ici en 2018. Nous avons aménagé l’entrepôt près de la voie ferrée. Donc entre l’édifice et le boulevard des Érables, il y a un vaste terrain avec un potentiel d’expansion. En attendant, la Ville a accepté que nous puissions le verdir. Nous avons planté des fleurs sauvages, mélangées et laissé la nature faire son œuvre. On a aussi la permission de ne tondre qu’une fois par année », explique Paul Charron.

Un tapis blanc de trèfle

L’été dernier, Gabriel Cardinal, un apiculteur artisan passe devant le terrain vacant de Pétro Lub. Il aperçoit un vaste tapis blanc. Du trèfle. « Ça m’est tombé dans l’œil. C’est excellent pour mes abeilles. Et un terrain industriel, c’est beaucoup mieux qu’un terrain agricole. Il n’y a pas de pesticides ou d’insecticides qui viennent embêter mes abeilles », explique-t-il.

Il demande la permission à Paul Charron de déposer des ruches sur le terrain. « On a l’endroit idéal. C’est loin du stationnement, des portes d’entrées et aussi de la voie passante. Elles ne sont pas dérangées. Elles butinent et produisent du miel », lance Gabriel Cardinal en ajoutant que ses ailées équipières vaquent dans un territoire de plus ou moins 1 kilomètre autour des ruches.

Un effet bénéfique

Nullement embêtées par les aléas des produits nocifs à leur santé, les productrices seront efficaces. « Dépendant de la pluie, nous pourrions récolter de 75 à 100 livres de miel par ruche. Nous allons venir voir ça dans quelques semaines », affirme l’apiculteur qui a comme objectif de se construire une miellerie dans les Cantons-de-l’Est.

Paul Charron quant à lui, y voit du bien pour tous. « Souvent, les compagnies comme la nôtre qui se rapprochent de la vente de pétrole ont mauvaise presse au point de vue de l’environnement. Cette situation fait en sorte que nous redonnons à la nature. »

Même son de cloche de l’apiculteur dont l’occupation principale est d’être arboriculteur. « Les terrains industriels sont remis à l’agriculture. Nous récupérons de l’espace. Il n’y a pas de terrain perdu. Les abeilles permettent de polliniser, c’est bon pour contrer le monoxyde de carbone. C’est bon pour l’économie, pour l’environnement. Tout le monde est gagnant », affirme celui qui a bien hâte de faire goûter son miel à ceux qui assisteront à la levée des ruches dans quelques semaines.

Ils ont tenu à souligner l’ouverture de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield qui permet de pouvoir laisser pousser les fleurs et l’herbe dans le champ de cette manière. Pour eux, il s’agit d’une belle conscience environnementale de la part des décideurs.

 

 

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