Le temps des résolutions

Par Hélène Gingras
Le temps des résolutions

Le billet du 13 janvier d’Hélène Gingras.

Avez-vous pris des résolutions?

Si c’est le cas, vous risquez de ne pas les tenir. Je le sais, je l’ai lu dans un article signé par un de mes collègues. Autant prendre un billet de loterie et espérer gagner le million…

Tout en sachant ça, j’ai quand même pris une résolution. Très large. Je veux m’offrir la chance de respirer encore plus par le nez en 2016. Ce qui peut s’appliquer à toutes sortes de situations.

Respirer pour ralentir mon rythme cardiaque. Quand tout va trop vite autour de moi. Que je suis plus stressée que la normale. Pour même apprendre à en faire moins. Au lieu de m’éparpiller et de m’étourdir. Faire un arrêt. Même si c’est juste le temps d’une respiration. Pour mieux repartir ensuite. Après m’être recentrée. Avoir revu mes priorités. Déterminé où mettre mes énergies.

Respirer pour apprécier le fait d’être en vie. Parce que c’est vital. Et, du coup, prendre conscience de mon état du jour. Pour voir comment je vais. Physiquement et mentalement. Est-ce que ma respiration est longue et profonde? Sans douleur? Saccadée? Coincée dans ma gorge? Comment je me sens?

Respirer pour ne pas piquer une colère. Ou pogner les nerfs. Parce que le service quelque part est interminable. Que la file n’en finit plus. Parce que l’employé est aussi lent qu’une tortue. Ou qu’il est aux prises avec un client difficile. Au lieu de me laisser contaminer par les autres personnes qui poireautent. Profiter du temps qui passe. En pensant à mille et une choses bien moins agréables que je pourrais être en train de faire. Ou de vivre. Parce que, paradoxalement, on se plaint de ne jamais avoir le temps de respirer. Sauter sur l’occasion quand elle se présente.

Respirer pour ne pas laisser l’émotion prendre le dessus. Pour ne pas tomber dans le piège de l’autre et me laisser contaminer le cerveau. Et fausser mes agissements. Comme cette semaine, par exemple, après avoir reçu un bref courriel de bêtises. Au lieu de répondre, prendre mon souffle et passer mon chemin. Sans faire d’éclat. Parce que l’échange était impossible.

Respirer une deuxième fois pour faire preuve de plus de détachement encore. Puis, trouver le moyen d’en rire. Avant de passer à d’autre chose.

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