L’étalement urbain, un enjeu qui touche aussi Saint-Philippe

Par Hélène Gingras
L’étalement urbain, un enjeu qui touche aussi Saint-Philippe
Johanne Beaulac (derrière, au centre), mairesse de Saint-Philippe, en compagnie d’autres maires de la CMM et de Valérie Plante (devant, au centre), mairesse de Montréal et présidente de la CMM. (Photo : gracieuseté)

À titre de municipalité membre de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Saint-Philippe adhère aux règles de densification des 81 autres Villes afin de limiter l’étalement urbain et ce, même si plus de 80% de son territoire est agricole.

«Nous sommes les gardiennes du territoire agricole», affirme la mairesse Johanne Beaulac en parlant des municipalités rurales comme la sienne qui forment une grande partie du garde-manger du Québec.

«Ça nous limite au niveau du développement, mais c’est une contrainte avec laquelle on vit parce qu’on sait que nous sommes une composante essentielle à l’écosystème de Montréal», ajoute-t-elle.

La mairesse précise toutefois que les 19 municipalités rurales au sein de la CMM jouissent d’une reconnaissance particulière, étant donné leur réalité différente. La CMM a approuvé un programme de compensation afin de palier les commerces et services qu’elles ne peuvent avoir, faute d’espace de développement. Le gouvernement devrait l’entériner sous peu.

«Ça nous permettra de respirer un peu et de financer certains services», explique Mme Beaulac.

Le transport en commun est également un enjeu au sein de la CMM, qui souhaite décongestionner les routes. Même si Saint-Philippe offre près d’une dizaine de départs et de retours quotidiennement, l’autobus ne pourra jamais remplacer complètement les véhicules, admet Mme Beaulac. Ils sont essentiels en raison de la distance en milieu rural.

«Nos citoyens auront toujours besoin d’une voiture, que ce soit pour se rendre dans la couronne sud ou à l’extérieur pour le travail, mentionne-t-elle. Les gens doivent se déplacer pour aller dans les centres commerciaux ou pour faire leurs courses. On n’a pas non plus d’école secondaire ni de médecin.»

Un enjeu large

Mme Beaulac a récemment été appelée par la CMM à expliquer la réalité de sa Ville dans le cadre d’une rencontre de travail visant à freiner l’étalement urbain et à développer le transport collectif. Parmi les pistes de discussion, il est prévu d’ouvrir le dialogue avec les Municipalités limitrophes à la CMM, qui ne sont pas soumises aux règles de densification.

L’objectif est de «diminuer la congestion routière, le temps de déplacement des citoyens et des émissions à effet de serre», affirme la mairesse de Montréal et présidente de la CMM, Valérie Plante.

Ce à quoi souscrit Mme Beaulac. «Il faut essayer de trouver des solutions ensemble et qu’on ait aussi un appui financier du gouvernement», déclare-t-elle.

 

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