Plus de 250 citoyens à la première consultation publique sur l’avenir du terrain de la briqueterie

Par Katherine Harvey-Pinard
Plus de 250 citoyens à la première consultation publique sur l’avenir du terrain de la briqueterie
Tout au long de la soirée, les participants, réunis en plusieurs tables rondes, ont dû répondre à trois grandes questions. (Photo : Le Reflet – Denis Germain)

L’heure était aux discussions le 28 janvier à La Prairie, alors qu’avait lieu la première d’une série de consultations publiques de la Ville concernant l’avenir du terrain de l’ancienne briqueterie.

Plus de 250 citoyens ont rempli la salle du Centre Guy-Dupré pour la séance, qui a duré trois heures. Celle-ci était animée par le vice-président principal de la firme National, Pierre Guillot-Hurtubise. Tous les membres du conseil de ville, ainsi que le propriétaire du terrain Luc Poirier étaient sur place.

Tout au long de la soirée, les participants, réunis en plusieurs tables rondes, ont dû répondre à trois grandes questions: «Quels devraient être les objets de la consultation?», «De quelles informations avez-vous besoin pour être préparés à contribuer pleinement?» et «Qui doit-on consulter et comment les rejoindre?». Après 15 minutes de discussion pour chacune des questions, un représentant de chaque table était invité à s’exprimer au micro.

Les réponses

Parmi les sujets qui doivent être abordés lors de la consultation, les citoyens ont entre autres mentionné le remplissage du site, le type d’habitations qui pourraient y être construites, le plan de développement de la ville et du promoteur. Les aménagements paysagers, le patrimoine culturel et historique du site, la conservation du milieu naturel, ainsi que la protection de la faune et de la flore ont également été nommés.

Plusieurs propositions environnementales ont aussi été lancées, provoquant presque chaque fois des applaudissements de la foule.

En vue des prochaines rencontres, les citoyens ont exprimé la nécessité d’être informés sur tout ce qui est relié au site, notamment les réelles contraintes budgétaires et légales, les études passées et futures, les coûts et impacts des camions qui font présentement des travaux sur le site. Ils souhaitent également être mis au courant de la vision globale de la ville, des limites du pouvoir de la population ainsi que de la vision du propriétaire. Ce dernier ne s’est pas manifesté au micro de la soirée.

Réelle utilité ?

De nombreux citoyens se sont questionnés sur l’utilité de cette consultation publique.

«Quelle est la marge de manœuvre de la Ville, sachant que Luc Poirier a déjà acheté le terrain? Est-ce qu’on parle pour limiter la grogne?», a notamment demandé une citoyenne.

«Il n’y a rien de canné au niveau de la municipalité», a assuré Benoît Fortier, directeur du service d’urbanisme de La Prairie.

Un résident de Valleyfield s’est quant à lui prononcé sur l’importance de ce projet sur le reste de la province.

«À Valleyfield et ailleurs au Québec, on mène des batailles pour protéger les boisés, les milieux humides, la biodiversité. Dépendant du résultat des consultations et du projet, ça va avoir un impact sur nos batailles ailleurs au Québec.»

La prochaine étape de cette démarche aura lieu au printemps. Elle consistera à donner aux citoyens les informations qu’ils ont demandées, via des séances d’information, le site Internet, des conférences et la publication d’études.

«Je suis très heureux et fier de voir encore une fois que la population de La Prairie s’intéresse à l’avenir de son milieu de vie, qu’elle est consciente de l’influence qu’elle a sur les projets futurs.»

-Donat Serres

Le maire satisfait du déroulement

Au terme de la soirée, le maire Donat Serres s’est dit satisfait du nombre de citoyens qui se sont déplacés.

«Ce que j’ai aimé, c’est le respect qu’il y a eu dans la salle, a-t-il souligné en entrevue avec Le Reflet. C’est la démocratie qui a parlé et on va être à l’écoute. On est sensibles à cette cause-là et on veut vraiment que les citoyens soient partie prenante de l’avenir de ce site. C’est la pérennité de La Prairie.»

«On a été cherché beaucoup d’idées, mais c’est toujours la capacité de payer, a-t-il ajouté. Il faut aussi être capable de travailler tous les acteurs ensemble. Il y a des paliers supérieurs de gouvernement. Nous aussi on dépend des lois gouvernementales.»

Quelques citations marquantes de citoyens

– «Pourquoi ne pas créer la ville de demain? On a quatre universités juste l’autre côté du fleuve qui ont toutes des cerveaux qui sont stimulés pour développer des choses qui seraient prometteuses.»

– «C’est comme si on était devant un fait accompli, mais on ne connait pas l’ampleur du fait accompli. L’idée, évidemment, n’est pas d’interdire toute construction, mais les citoyens, on a des droits, et on aimerait savoir lesquels on peut faire respecter.»

– «Quels seront nos besoins dans 10 ans? Il faut se poser la question. On a des préoccupations pour maintenant, pour où l’on vit en ce moment avec notre mode de vie, mais que se passera-t-il dans 10 ans?»

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Mélanie Olmsteaf
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Bonjour, les photos que vous a remis les communications de la ville sont les miennes.. MO Studio Photographie.

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