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Récipiendaires de la médaille du Gouverneur, de mère en fille

mercredi le 21 juillet 2021
Modifié à 0 h 00 min le 21 juillet 2021
Par Vicky Girard

Marlyn Bilodeau est plus que fière de sa fille Meygan Brody, qui suit ses traces en excellant à l’école et en tant que personne, dit-elle. (Photo: Le Reflet - Denis Germain)

Meygan Brody ne cesse d’accumuler les accomplissements. À la fin de son année scolaire au Collège Dawson à Montréal, elle a remporté la médaille du Gouverneur grâce à ses résultats académiques, suivant ainsi les traces de sa mère Marlyn Bilodeau, qui a accompli la même chose en 1992. 

La Candiacoise a terminé son parcours collégial avec une moyenne générale de 96,6% dans le programme de sciences enrichies, tandis que Mme Bilodeau avait récolté 97,7% dans un baccalauréat en mathématiques à l’Université de Montréal. Les deux femmes se sont classées premières de leur cohorte respective, comptant environ 10 000 étudiants.

La fille du duo partage avec humour qu’elle souhaitait reproduire cet exploit.  

«C’est quand même une légende familiale! Quand j’ai commencé à avoir de bonnes notes, c’est devenu pour moi une ambition de remporter la médaille», dit la jeune femme âgée de 18 ans. 

Sa mère ajoute qu’il y a effectivement une histoire autour de son accomplissement. 

«Je ne m'y attendais pas du tout quand c’est arrivé, raconte-t-elle en ajoutant qu’elle a même «raccroché au nez» du recteur de l’université en croyant à une blague d’un ami. 

Ce moment académique marquant l’avait motivée à poursuivre ses études. Elle a terminé ses examens d’actuariat avec les titres de «fellow», soit une associée, de la Société et de l’Institut des actuaires du Canada. En commençant à travailler dans le domaine, Mme Bilodeau a fait sa maîtrise à la London Business School et a gradué avec grande distinction. 

Une inspiration pour sa fille, selon les dires de cette dernière. La mère fait savoir qu’elle et son conjoint n’ont toutefois jamais mis de pression pour les résultats scolaires de leurs enfants. 

«L'éducation est certainement très importante pour nous, mais ce qui nous importe, ce sont les apprentissages et le désir d'aller au bout de ce qu'on peut faire. Travaille fort et amuse-toi, c’est un peu notre devise familiale», détaille-t-elle.  

Meygan Brody ajoute que ses parents lui ont toujours permis de discuter librement et l’ont encouragée à être curieuse. 

«Beaucoup du crédit leur revient», dit-elle. 

«Meygan est incroyable depuis longtemps. Elle a appris à lire toute seule à l'âge de 4 ans et a toujours impressionné ses professeurs.» 
-Marlyn Bilodeau, mère

Un exploit n’attend pas l’autre 

Meygan Brody a également été choisie comme Valedictorian parmi les finissants de son établissement scolaire, un honneur qui vient avec la tâche de prononcer un discours à la remise des diplômes.

«J’étais vraiment fière! C’est un terme utilisé aux États-Unis pour l’élève qui a les meilleurs résultats. À Dawson, c’est un peu différent, on passe par un processus de sélection», explique-t-elle. 

L’étudiante a donc soumis sa candidature avec une lettre de motivation et des références. Son dossier académique entrait également en ligne de compte. 

L’école choisit une personne qui représente ses valeurs, précise celle qui a également dû passer une entrevue pour obtenir son titre. 

«Dawson est un cégep qui est très grand et qui accueille des étudiants de partout. C’est très vaste et multiculturel. Je pense représenter ses valeurs, puisque je suis ouverte d’esprit et j’ai réussi à bâtir des communautés et à m’investir dans celles-ci. Dans un lieu où plusieurs pourraient se sentir isolés, l’inclusion est mise de l’avant», exprime-t-elle. 

Implication 

L’étudiante tient à s’impliquer et l’a fait, malgré la pandémie, lors de sa dernière année. Elle a créé un groupe virtuel de discussion sur l’actualité. Le projet nommé Bonsai regroupe cinq membres responsables et 25 participants. 
«J’ai toujours été intéressée par la politique et ce qui se passait dans le monde, alors que les gens autour de moi ne l’étaient pas. Pour moi, c’est d’être un citoyen responsable et éduqué», affirme-t-elle.

Lors du mouvement «Black Lives Matter», elle se souvient s’être rendu compte que ses pairs étaient davantage engagés et curieux d’être informés. 

«Ça m’a fait changer mon opinion à propos des autres. Je voulais les aider à trouver les bons outils et ouvrir la conversation sur des sujets de justice sociale. On fournit donc des articles et vidéos que les gens consultent, puis on en discute», fait savoir Meygan Brody. 

De plus, elle a fait beaucoup de bénévolat pour l’école, dont la participation aux portes ouvertes, ainsi que du tutorat en mathématiques, physique et chimie. 

Futur en médecine

Meygan Brody poursuivra ses études en médecine à l’université McGill, toujours en anglais, car elle est parfaitement bilingue. Elle ne sait pas précisément ce qui l’attend dans le futur, mais elle souhaite explorer le monde de la recherche médicale, ou celui de la pédiatrie. L’étudiante travaille présentement dans un CHSLD, un emploi qu’elle trouve difficile, mais qui lui permet de côtoyer le milieu aux premières loges. 

Saluée 

Dans un article publié par le Collège Dawson, Chris Whittaker, enseignant et coordonnateur adjoint au programme de sciences enrichies, témoigne à l’effet que Meygan Brody est «une étudiante incroyable qui excelle non seulement dans sa vie académique, mais qui s’est engagée en bénévolat et plusieurs activités – incluant des séminaires de science et sa participation à la compétition Science on tourne!»

Il ajoute que «Meygan a créé une initiative exceptionnelle qui permet à ses pairs de partager ensemble leurs perspectives pour faire du monde un meilleur endroit». 
 

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