Sans les friperies adieu le Complexe Le Partage

Sans les friperies adieu le Complexe Le Partage

Cathy Lepage

Si le Complexe Le Partage met en vente des vêtements et autres items qu’elle reçoit pour ses friperies de La Prairie et de Saint-Constant, c’est pour financer ses services et activités. Une réalité que plusieurs clients méconnaissent, affirme la directrice générale du complexe, Cathy Lepage.

«Les gens qui viennent à la friperie ne connaissent pas l’ensemble des services qu’on offre aux gens qui vivent des situations économiques difficiles. Nos clients nous demandent pourquoi qu’on vend les vêtements, puisqu’il s’agit de dons. Plusieurs essaient de marchander», déclare Mme Lepage.

Elle souligne que même si le Complexe Le Partage est un organisme sans but lucratif, celui-ci doit assumer les frais de fonctionnement de ses installations.

«Il n’y a pas de tarifs spéciaux chez Hydro-Québec pour les organismes communautaires. On est tarifié au tarif commercial qui est plus élevé que celui du résidentiel. Nous payons annuellement pour les deux bâtiments 25 000$ en frais d’électricité», poursuit-elle.

Elle mentionne que le système de chauffage et de climatisation du local de Saint-Constant ne fonctionne plus. Le remplacement de ces équipements demandera un effort financier de 35 000$ à 40 000$.

«Ce sont les revenus de nos magasins qui nous permettent d’assumer toutes nos activités. Ils permettent aussi d’offrir de l’emploi à une vingtaine de personnes qui travaillent dans nos magasins. Ces personnes sont recommandées via des programmes d’Emploi-Québec. Après nous les gardons. Elles ont réussi à se sortir de l’aide sociale», poursuit Mme Lepage.

Aide alimentaire et halte-garderie

Les revenus découlant des friperies permettent de bonifier l’aide alimentaire du Complexe Le Partage.

«On est les seuls sur le territoire à offrir des aliments frais, pas seulement de la conserve. On a du lait, des œufs, de la viande, du poisson, des fruits et des légumes», ajoute Mme Lepage.

Le complexe propose également un service de halte-garderie.

«Les familles nous sont référées par le CLSC et le Centre jeunesse Montérégie, poursuit-elle. Ce sont des enfants qui ont besoin de répit. Ces familles n’ont pas la capacité financière d’assumer ces frais. C’est nous qui les payons. Nous avons deux éducatrices formées. Ce ne sont pas les bénévoles qui s’occupent des enfants.»

Certains services dispensés par le complexe doivent aussi répondre à des normes gouvernementales strictes qui nécessitent de l’investissement dans l’équipement, comme c’est le cas pour les cuisines collectives.

«Quand les gens viennent acheter à nos magasins, ils aident leur communauté. Ils font en sorte qu’il y ait des services adaptés aux besoins des familles les plus démunies», souligne la directrice générale du Complexe Le Partage.

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