Un bureau à la maison

Un bureau à la maison

Isabelle Turcotte

Les enfants d’Isabelle Turcotte, vice-présidente aux opérations de la compagnie Faces cosmétiques, n’ont jamais fréquenté le service de garde même si leur maman travaille à temps plein.

La Candiacoise avoue que c’est un plus pour elle d’avoir son bureau à la maison, lui permettant d’être présente en tout temps pour ses enfants.

«Je peux arrêter plus tôt lorsqu’ils arrivent de l’école et les aider à faire leurs devoirs, raconte-t-elle. Ensuite, je peux retourner travailler un peu avant le souper.»

Idem lorsqu’ils vont au lit.

«Je vais à l’ordinateur pour trier mes courriels, me mettre à jour. C’est une chose que je fais assez régulièrement parce qu’on éteint des feux durant la journée. Il faut voir à la gestion des ressources humaines, négocier les loyers, s’occuper des inventaires, etc.», dit celle qui gère les 19 boutiques de l’entreprise avec son conjoint et partenaire d’affaires.

Quand un couple bosse ensemble et que leur bureau est à la maison, est-ce que les affaires empiètent sur la vie familiale?

«On essaie de ne pas parler du travail les soirs et les fins de semaine», mentionne Mme Turcotte qui n’a pas peur de s’impliquer sur plusieurs fronts malgré ses importantes responsabilités professionnelles. En ce moment, elle préside la Chambre de commerce et d’industrie Royal Roussillon en plus d’œuvrer auprès du Conseil québécois du commerce de détail.

Son seul pincement au cœur de ne plus travailler à l’extérieur? Sa vie sociale n’est plus aussi remplie. La comptable agréée de formation s’ennuie de sa vie d’avant, alors qu’elle travaillait au centre-ville de Montréal, dînait avec ses collègues ou magasinait sur l’heure du lunch.

Le truc de Mme Turcotte pour maximiser son temps? «Je revois ma liste de priorités chaque matin, parce que mes journées comprennent toujours plus de choses que je peux faire», dévoile celle qui ne perd plus de temps dans le trafic.

 

Isabelle Turcotte

Profession: vice-présidente de Faces cosmétiques.

Situation familiale: un conjoint qui est aussi son partenaire d’affaires ainsi que deux enfants de 10 et 12 ans.

Nombre d’heures travaillées par semaine: «Comme je suis à mon compte, c’est très variable. De 30 à 50 heures», explique-t-elle.

Sa soupape: le vélo de route, une activité pratiquée en famille.

 

À l’heure où un nombre important de femmes est sur le marché du travail, le Journal a voulu savoir comment elles arrivent à concilier le travail et la famille, surtout quand elles occupent un poste de direction ou œuvrent à leur compte. Peut-on être mère et femme en affaires? Deux autres dirigeantes d’entreprises partagent leurs trucs, soit Nathalie Cloutier, maman de Rose-Amélia et propriétaire d’une boutique de vêtements, et Dominique Raîche, directrice marché des particuliers à la Caisse des Berges de Roussillon.

 

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