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Un Candiacois pédalera 2 500 km pendant 10 jours

le vendredi 26 mai 2023
Modifié à 15 h 45 min le 26 mai 2023
Par Guillaume Gervais

ggervais@gravitemedia.com

David Roy Proulx s'entraîne régulièrement au circuit Gilles-Villeneuve, à Montréal. (Photo gracieuseté)

Avec le désir de se dépasser et de repousser ses limites, David Roy Proulx parcourra 2 500 km en 10 jours, traversant la France du nord au sud, à partir du 22 juin.

«La charge émotionnelle va être intense, estime le Candiacois. On se met souvent des limites, mais le corps humain est capable d’en prendre beaucoup.»

Le cycliste de 34 ans sera à la merci des éléments et laissé à lui-même pour survivre le long du trajet. Des points de ravitaillement seront érigés à travers le parcours, mais il devra rester autonome.

«Je vais devoir dormir en moyenne de trois à quatre heures par jour», explique celui qui doit arriver avant le 1er juillet à 17h maximum.

Néanmoins, il a hâte de poser les pieds dans un pays où le cyclisme est une tradition, notamment grâce au Tour de France qui s’étend sur plus de 3 400 km à travers le pays.

«Il y a un engouement pour les courses d’ultradistance en Europe en ce moment, croit-il. Il y a vraiment une notion différente d’hospitalité parmi les pays. C’est reconnu que l’habitant ou le paysan va t’inviter à la maison pour dormir la nuit s’il te voit avec ton vélo et tes sacoches. On y trouve un esprit communautaire développé.»

La course sera la première compétition d’ultradistance à laquelle M. Roy Proulx prendra part, mais ce ne sera pas son premier périple solo à vélo. Il a déjà roulé jusqu’à Halifax, en Nouvelle-Écosse, en cinq jours et demi.

Trajet et préparation

De Dunquerque dans le nord-ouest de la France jusqu’en banlieue de Cannes au sud-est, le parcours de David Roy Proulx sera parsemé de côtes ascendantes et descendantes.

«Nous allons gravir les régions les plus montagneuses de la France, dont les Alpes du nord au sud, décrit-il. Nous allons compléter des journées où nous parcourrons 5 000 m de dénivelés positifs. Il y a des cyclistes qui font ça et qui prennent trois à quatre jours de repos pour s’en remettre, alors que nous allons devoir le vivre plusieurs jours de suite.»

Il ajoute que l’acclimatation à l’altitude sera un défi.

«Les plus gros sommets sont à plus de 2 000 m d’altitude, explique-t-il. L’oxygène n’est pas le même qu’au niveau de la mer et les températures sont plus intenses.»

Bien qu’il considère les montées difficiles, le cycliste demeurera tout aussi vigilant dans les descentes.

«Tu dois être hyper concentré sur ta descente, puisqu’un accident peut survenir si tu ne prends pas un virage de la bonne façon, plaide-t-il. Ce n’est pas du cardio, car tu ne pédales pas, mais c’est une concentration hyper aiguë pour t’assurer que tu maximises ta vitesse sans te mettre en danger.»

L’athlète de 34 ans pratique le cyclisme depuis six ans et complète des ultradistances depuis trois ans. Ce terme désigne une course d’une longueur de plus de 200 km.

Pour se préparer à ce genre d’épreuve, il roule sur son vélo environ 350 km par semaine. Depuis le 1er décembre, il a cumulé plus de 7 000 km. Il effectue des entraînements courts, mais maximise ses efforts à chaque fois.

Contrairement aux grandes épreuves traditionnelles de cyclisme, les participants ne partiront pas tous en même temps, mais à des intervalles.

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