Un commerce de Delson en nomination pour le café de l’année

Par Vicky Girard
Un commerce de Delson en nomination pour le café de l’année
L’apostrophe que Karolane Perron (sur la photo) a ouvert en 2019 est en lice parmi 12 cafés près de Montréal. (Photo : Gracieuseté)

L’apostrophe à Delson pourrait remporter le titre de café de l’année en tant que commerce hors Montréal, peu après son premier anniversaire. Il est en nomination aux Th3rdwave Awards 2020. 

La compétition se veut «une célébration annuelle créée pour promouvoir, encourager et honorer les efforts des cafés et torréfacteurs indépendants à faire progresser le café au Canada depuis 2017», peut-on lire sur le site Web du concours.

«C’est toujours une surprise, partage Karolane Perron, propriétaire de L’apostrophe. Je ne sais pas on est combien en tout, mais juste sur la Rive-Sud, on est vraiment beaucoup, alors c’est flatteur. On met tellement d’efforts, surtout cette année.»

Ce sont des membres d’un jury qui ont sélectionné le café du boul. Marie-Victorin parmi ceux aux alentours de Montréal, notamment via les réseaux sociaux. Étant donné son nouveau torréfacteur, lui aussi en lice pour un titre, et le réseau qu’elle s’est créé, la propriétaire avait bon espoir de se retrouver en nomination.

«Je suis maintenant avec Rabbit Hole Roasters qui s’est installé dans le local, précise-t-elle. Ils sont impliqués dans plusieurs causes. On est vraiment un bon match pour les amateurs de café.»

Elle confie que les clients remarquent la qualité du produit, surtout que le torréfacteur est sur place et qu’ils peuvent le voir à l’œuvre.

«Ils peuvent essayer toutes les sortes. Ça devient une expérience», souligne-t-elle.

«Ce n’est pas mon café qui est en nomination, mais celui de la communauté de Delson. C’est ça qui me rend fière.»

-Karolane Perron

Une première année pleine de défis

La mission première de L’apostrophe à son ouverture était de rassembler la communauté. Force est d’admettre que la pandémie a dressé une barrière devant cet objectif. Mme Perron le reconnaît, mais a tout de même tiré son épingle du jeu.

«J’ai eu la chance d’avoir un quatre mois avant que les salles à manger ferment. Il y a une clientèle assez fidèle qui a eu le temps de se développer», explique l’entrepreneure.

Elle accueillait notamment des groupes de nouvelles mères dans le but de briser leur isolement ainsi que des aînés.

«Ils continuent à venir! Je suis l’une des seules sorties sociales qu’ils se permettent. C’est le fun, j’ai réussi à faire en sorte que ces personnes se sentent bien et en sécurité ici. Ça leur permet de sortir de chez eux en confinement», se réjouit-elle, ajoutant également qu’elle accueille maintenant des clients, d’ordinaire en groupe, de façon séparée.

«Une des choses que je trouve la plus belle, c’est que les gens qui encouragent L’apostrophe peuvent voir que leur café de quartier est reconnu», dit Mme Perron.

Elle a senti la vague d’achat local dans la dernière année.

«Il y aussi eu la MRC de Roussillon et la Ville qui ont aidé. Les gens prennent la peine de faire le détour plutôt que d’aller au Tim Hortons, confie-t-elle. Chaque client qui vient fait une différence pour moi avec un 4,50$ déboursé pour un café.»

Elle rigole en se souvenant qu’elle a même offert le service au volant à un certain moment, en «courant à l’extérieur» pour se rendre aux voitures des clients.

Vote

Les gens ont jusqu’au 31 janvier pour voter en ligne aux Th3rdwave Awards. Ils n’ont qu’à entrer leur courriel et sélectionner leur café favori dans 13 secteurs dont hors Montréal. Le commerce gagnant remportera surtout l’honneur du titre, mais également quelques «prix surprises» dont de l’équipement.

Café «troisième vague»

Les Th3rdwave Awards, les prix de la troisième vague en français, portent leur nom pour une raison précise, fait savoir Mme Perron.

La première vague des cafés représente ceux qui sont apparus au moment où le breuvage a été découvert, durant les guerres mondiales. La seconde a un aspect plus commercial, avec l’ouverture des chaînes comme Starbucks, puis la troisième est celle des cafés indépendants, dont le café L’apostrophe fait partie.

«Je ne vais pas dire d’emblée que j’ai un café troisième vague, même s’il en est un. J’aime mieux le décrire comme un café progressif, qui met de l’avant toute la chaîne, incluant le fermier qui crée le grain, l’importateur, le torréfacteur… », fait savoir la propriétaire.

 

 

 

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Traversy
Traversy
1 mois

Excellent