Un fournisseur de masques médicaux bombardé d’appels

Par Valérie Lessard
Un fournisseur de masques médicaux bombardé d’appels
Masque médical (Photo : Pixabay)

L’annonce de la CNESST qui rendra obligatoire le masque médical dans tous les milieux de travail dès le 8 avril a semé la panique chez plusieurs employeurs, selon ce que constate Rémi Garceau, qui fournit de l’équipement médical notamment en entreprise.

Son téléphone ne dérougit pas depuis ce matin.

«J’ai des clients qui m’appellent en panique et cherchent des masques», commente Rémi Garceau, copropriétaire de Formation RCR RF à Saint-Urbain-Premier.

Il a écoulé dans les dernières heures sa dernière commande de 10 000 masques qu’il avait en stock et s’apprêtait à aller en récupérer autant cet après-midi. Une autre commande viendra plus tard cette semaine.

Plusieurs clients lui demandent des masques certifiés BNQ comme le mentionne la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) dans son communiqué.

«Ça n’existe pas, affirme-t-il. J’ai beau demander à mes fournisseurs qui font affaire avec le gouvernement, ils me disent qu’il n’y en a pas de cette certification-là.»

Questionné à ce sujet, le porte-parole de la CNESST Nicolas Bégin explique que l’attestation du Bureau de normalisation du Québec a été mise sur pied en décembre 2020 pour permettre fabricants de masques de faire reconnaitre la conformité d’un masque.

«C’est une attestation qui indique qu’un masque est équivalent au masque de procédure», précise-t-il. Il n’était toutefois pas en mesure de préciser si le BNQ en avait approuvé jusqu’à maintenant.

Courts délais pour la mise en place de la mesure 

La CNESST a publié à moins de 24 heures d’avis l’annonce de cette nouvelle mesure. Pour certains employeurs les délais sont serrés pour s’approvisionner. Y aura-t-il une période de grâce pour les employeurs ? «Il faut savoir qu’il y a déjà beaucoup de gens en télétravail. C’est d’ailleurs une obligation pour une entreprise qui peut faire du télétravail de le faire, mentionne M. Bégin. Il y a aussi déjà des milieux de travail qui doivent porter le masque. Ce qui change, c’est que ce sera en tout temps.»

Le porte-parole souligne qu’advenant une pénurie de masques, si l’employeur a des preuves qu’il a fait des démarches pour s’approvisionner, il pourrait y avoir une souplesse. «Ce sera du cas par cas», indique-t-il.

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