Un grand avenir pour les Micro-Pousses Doso à Sainte-Clotilde

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Par Marc-André Couillard
Un grand avenir pour les Micro-Pousses Doso à Sainte-Clotilde
Vicky Lefebvre-Vincent, fondatrice et copropriétaire de l'entreprise Micro-Pousses Doso, lors de son passage à l'émission Dans l'œil du dragon. (Photo : gracieuseté - Yanick MacDonald)

Vicky Lefebvre-Vincent a démarré son entreprise de production de micro-pousses biologiques, Micro-Pousses Doso, en 2015, à Sainte-Clotilde. Ses produits ont séduit deux des dragons lors de son récent passage à l’émission Dans l’œil du dragon. Depuis, le nombre de commandes qu’elle reçoit par le biais de sa boutique explose.

Mme Lefebvre-Vincent a démarré son entreprise un peu par hasard, en 2012, alors qu’elle habitait encore à Montréal.

«J’achetais souvent des germinations en magasin, mais je n’étais pas satisfaite du rapport qualité-prix, dit-elle. C’était aussi difficile de trouver certaines variétés. J’ai donc commencé à en faire à la maison. Rapidement, les gens autour de moi ont commencé à m’en demander. J’ai démarré ma production dans ma cuisine, puis ça s’est étendu à mon salon. J’étais à Montréal, je cherchais un local, mais c’était très cher. C’est comme ça que je suis venue dans la région, en 2015.»

À son arrivée, la jeune entrepreneure a eu accès à une aide financière pour démarrer, par le biais du Centre local de développement des Jardins-de-Napierville. «Si je n’avais pas eu le programme de soutien aux travailleurs autonomes, je ne pense pas que j’aurais pu réussir», pense-t-elle.

Les produits de Micro-Pousses Doso sont certifiés biologiques par Écocert Canada.

Micro-pousses

Micro-Pousses Doso produit 16 variétés de micro-pousses, dont la betterave, la coriandre, le basilic ou encore le radis. Tous les produits Doso sont certifiés biologiques par Écocert Canada. Leur produit vedette est le micro-jardin. Il s’agit de micro-pousses vendues sur terreau, dans une barquette, prêtes à récolter. Ce produit permet de préserver la fraîcheur et les bienfaits plus longtemps, en plus d’avoir le plaisir de les récolter.

«Je produis des fleurs comestibles en saison et je fais aussi des centres de table comestibles et des cadeaux pour les événements corporatifs. C’est beau, esthétique, c’est le fun et c’est savoureux, précise l’agricultrice. Sur notre site Internet, on peut acheter des trousses de départ pour que les gens puissent faire leurs propres micro-pousses à la maison. Tous mes trucs sont là! Mon but, c’est que plein de gens veuillent se les faire et que ça fonctionne.»

On consomme les micro-pousses au stade de semis, entre 7 et 21 jours. «Elles présentent de nombreux bienfaits pour la santé, notamment au niveau nutritif, précise Mme Lefebvre-Vincent. Une barquette de micro-pousses de brocoli est l’équivalent de la valeur nutritive de trois brocolis entiers.»

Des micro-pousses de cresson, de moutarde et de brocoli sur le site de production de Micro-Pousses Doso, à Sainte-Clotilde.

Essais et erreurs

Micro-Pousses Doso s’est donc enracinée à Sainte-Clotilde. Mme Lefebvre-Vincent a beaucoup appris par essais et erreurs, mais aussi lors d’un stage qu’elle a fait chez Four Season Greens, à Muskoka, en Ontario, en 2013.

«Leur technique est très artisanale et la nôtre aussi, souligne-t-elle. On a une belle chorégraphie. On a automatisé nos gestes. Le produit est délicat et il demande beaucoup de soins à chaque étape. Au début, j’avais 50 % de perte. Je produisais beaucoup plus pour obtenir un beau produit. Depuis, j’ai amélioré ma méthode de production et là, j’ai seulement 2 % de perte.»

Son lieu de production n’occupe que 1500 pieds carrés, incluant les bureaux et le site d’entreposage. La surface dédiée à la production des micro-pousses n’est que de 625 pieds carrés.

«On produit les micro-pousses à la verticale, sur des étagères, raconte Mme Lefebvre-Vincent. Elles sont éclairées avec des lumières DEL. C’est comme si je produisais 0,7 hectare en champ, mais dans mon garage et mon sous-sol. En ce moment, je produis 52 000 unités par année, mais je pourrais en faire jusqu’à 285 000.»

Micro-Pousses Doso emploie cinq personnes, dont deux à temps plein.

Dragons

À la fin du mois de mai, Vicky Lefebvre-Vincent a fait un passage remarqué à l’émission Dans l’œil du dragon.

«Mon objectif était surtout de faire connaître les pousses au grand public, dit-elle. Je n’ai pas les moyens de faire de la publicité. Mon but, ce n’était pas seulement de faire connaître ma compagnie, mais aussi toute cette catégorie de produits.»

Les dragons Marie-Josée Richer, cofondatrice de PRANA, et Nicolas Duvernois, président fondateur de Pur Vodka et Romeo’s gin, se sont associés pour accepter l’offre de Mme Lefebvre-Vincent, qui était de 25 000 $, contre 20 % de participation de son entreprise.

Un de mes rêves serait de faire mes propres semences, mais c’est un tout autre métier.

-Vicky Lefebvre-Vincent, propriétaire de Micro-Pousses Doso

Cette visibilité a permis à Micro-Pousses Doso de se faire connaître partout au Canada.

«Mon site transactionnel a planté cinq minutes après la diffusion de l’émission, raconte-t-elle. Habituellement, ça plante quand il y a 10 000 personnes et plus sur le site! J’avais 300 abonnés sur ma page Facebook depuis trois ans. Le lendemain matin de la diffusion de l’émission, j’en avais 1300. Par la suite, j’ai eu beaucoup de ventes de semences en ligne. Les demandes venaient du Saguenay, de Drummondville, mais aussi de l’Ontario et même de la Colombie-Britannique.»

Vicky Lefebvre-Vincent

Futur

On trouve les produits Micro-Pousses Doso dans une quarantaine de points de vente.

«Birri, au Marché Jean-Talon, distribue aussi mes produits dans de grands restaurants à Montréal, explique Mme Lefebvre-Vincent. Mon but est d’atteindre 100 points de vente de mes produits.»

«Le défi à l’achat, c’est souvent le prix, remarque l’entrepreneure. Il faut comprendre que ça nécessite beaucoup de semences et de main-d’œuvre. Il y a l’ensemencement, le lavage des barquettes de production à la main, sans compter que les pousses sont arrosées, coupées au couteau, emballées et étiquetées à la main. Les boîtes sont assemblées une par une.»

Dans la région, il est possible de se les procurer à la Caravane des cultures, au Marché Corriveau à Napierville et au IGA Extra Primeau à Saint-Rémi.

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