Un mur anti-bruit près de l’A15 pourrait être construit à Candiac

Par Vicky Girard
Un mur anti-bruit près de l’A15 pourrait être construit à Candiac
Les résidents aux abords de l’autoroute 15, entre les boulevards Jean-Leman et Montcalm nord, n’en peuvent plus. (Photo : Le Reflet - Denis Germain)

En réponse à des citoyens qui n’en peuvent plus de vivre avec le bruit et la poussière de l’autoroute 15 dans leur cour, la Ville de Candiac a enclenché des démarches avec le ministère des Transports du Québec (MTQ) pour construire un mur anti-bruit.

Une dizaine de Candiacois étaient présents en séance du conseil municipal pour en discuter avec les élus, le 26 août. Ceux-ci affirment qu’ils demandent une solution aux nuisances de l’autoroute depuis 7 ans.

Gisèle Pepin, résidente de l’avenue Balzac, est à la tête d’un mouvement citoyen pour la construction d’un écran anti-bruit.

«On en a un réel besoin. Ça [le bruit et la poussière] nuit à notre santé», a-t-elle affirmé aux élus.

Plusieurs de ses voisins ont témoigné que jouer dehors avec leurs enfants est devenu désagréable et qu’ouvrir les fenêtres l’été est quasi impossible. L’un a affirmé que son chien ne peut l’entendre lorsqu’il l’appelle quand il se trouve dehors. Le regroupement a demandé aux élus où ils en sont dans les démarches concernant ce dossier.

Le maire Normand Dyotte les a informés qu’une rencontre avait eu lieu avec le ministère des Transports, le 11 juillet, afin de convenir de mesures d’atténuation du bruit possibles. À la lumière de celle-ci, il a été conclu que le secteur des B, entre les boulevards Jean-Leman et Montcalm nord, est éligible à une intervention gouvernementale. Un total de 199 unités de logements s’y trouve.

Cependant, le ministère «ne paiera pas 100% des frais pour la construction d’un mur, mais bien 50%. L’autre moitié doit être assumée par quelqu’un quelque part à Candiac», a indiqué M. Dyotte.

Il ajoute qu’il y a une réflexion à faire sur le sujet. Il a affirmé qu’une réponse devrait être donnée au MTQ le 7 octobre au plus tard.

Maxime Guay, conseiller en communications au ministère des Transports, confirme que «les coûts des mesures d’atténuation seront partagés à parts égales entre le ministère et la Municipalité advenant un protocole d’entente entériné par une résolution du conseil municipal».

Éligible à un seul programme

Il existe deux programmes du ministère des Transports dans des situations semblables, soit l’approche de planification intégrée, payée entièrement par le MTQ, ou une approche corrective pour laquelle les coûts sont partagés. Une analyse de l’augmentation du niveau de bruit depuis la mise en service de l’autoroute 30 a été effectuée en 2010. Entre 2011 et 2016, une hausse de 0,7 dBA a été enregistrée. Une augmentation de 2 dBA doit être observée pour que le MTQ couvre les frais d’un mur anti-bruit.

«L’approche de planification intégrée de la Politique sur le bruit routier ne s’applique pas pour le cas à l’étude. Le secteur demeure éligible à l’approche corrective», peut-on lire dans les conclusions du rapport dont Le Reflet a obtenu copie.

L’approche corrective s’applique, puisque les résidences aux abords de l’autoroute sont exposées à un niveau sonore égal ou supérieur à 65 dBA sur une période d’au moins 24 heures. Les mesures possibles incluent la construction d’un écran antibruit, l’aménagement d’une butte ou la combinaison des deux, précise M. Guay.

D’autres murs

M. Dyotte a rappelé qu’il y a d’autres endroits dans la municipalité où un mur anti-bruit a été construit, notamment près de la rue Cognac. Ce dernier avait été construit par un promoteur et un règlement d’emprunt avait été appliqué «au bassin», soit via les taxes de citoyens aux alentours. Dans les secteurs des F et des D, des promoteurs ont défrayé les coûts entièrement. Dans les P, des résidents on fait une demande il y a plusieurs années, qui a été refusée par le conseil.

«Il faut être équitable pour tous dans la solution que nous allons trouver», a fait valoir le maire.

Faits saillants de l’étude du MTQ

-Une hausse totale de 7 400 véhicules par jour – de 56 800 à 64 2000 – a été estimée entre 2011 et 2016, soit depuis la mise en service de l’autoroute 30;

-Cette hausse a généré une augmentation sonore de 0,7 dBA. Elle était de 65 dBA en 2011;

-Une hausse de 7 200 véhicules est anticipée sur l’A15 d’ici 2036;

-La population de Candiac a augmenté de 22% entre 2008 et 2011, soit d’environ à 16 000 à 20 000 véhicules, puis est passée à 22 000 entre 2011 et 2016.

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Stephan Ricard
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Stephan Ricard

tu achetes sur le bord d un autoroute pis quoi tu penses qui aura pas d auto qui va passer ?

Linda tremblay
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Linda tremblay

En tant que résidente de Candiac, je suis opposée à ce que la ville dépense un dollar pour de projet. Et même que mes taxes payées à Québec servent à cela. L’autoroute était là bien avant la construction de ces maisons. Et sauf pour la rue Balzac (vieilles maisons), la densité des automobiles sur l’autoroute était la même car ce sont de nouveaux quartiers. Alors que les propriétaires vivent avec ce bruit.