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Une compagnie de Kahnawake reçoit 5 M$ pour fournir Internet haute vitesse

vendredi le 23 juillet 2021
Modifié à 0 h 00 min le 24 juillet 2021
Par Paula Dayan-Perez

Seulement 31 % des réserves des Premières Nations ont accès à une vitesse Internet à large bande, indique le ministre fédéral des Services aux Autochtones Marc Miller. (Photo : Paula Dayan-Perez)

Une compagnie de Kahnawake reçoit 5 M$ pour fournir des services d’Internet haute vitesse à tous les membres de la communauté. Les gouvernements fédéral et provincial ont annoncé le mercredi 21 juin, l’ouverture de la deuxième phase de l’Opération haute vitesse Canada-Québec, qui vise à donner accès aux régions sous-desservies.

Dans le cadre de cette deuxième phase, le volet Éclair II, les deux paliers du gouvernement apporteront un financement conjoint d’un total de 94 M$. Le programme a comme objectif de donner accès à des services d’Internet haute vitesse à 18 200 foyers au Québec d’ici septembre 2022.

À Kahnawake, c’est la firme locale First Nations Wireless qui réalisera le projet d’une valeur de 6,6 M$. En plus des 2,55 M$ donnés par chacun des paliers du gouvernement, le promoteur apportera 1,5 M$ supplémentaires.
Le directeur des opérations de la compagnie, Kameron Lahache, indique que ceci permettra d’installer 100 km de fibre optique et fournir l’accès à Internet haute vitesse partout sur le territoire de Kahnawake, soit 2 815 nouveaux foyers. C’était son objectif depuis la fondation de l’entreprise en 2015.

«En raison des limites de la technologie sans fil que nous utilisions, nous ne pouvions pas desservir tous les membres de la communauté comme nous l’avions initialement voulu, a indiqué M. Lahache en conférence de presse mercredi. Nous avons continué d’avancer tout en cherchant une solution à ce problème. Aujourd’hui, cette solution a été trouvée».

Depuis, la compagnie a changé son nom à First Nations Fiber.

Un service essentiel

Présent à Kahnawake pour cette annonce, le ministre québécois responsable des Affaires autochtones Ian Lafrenière s’est dit fier de la collaboration entre Québec, Ottawa et la communauté locale. Il a remarqué la nécessité grandissante d’avoir une connexion à Internet haute vitesse.

«[C’est] devenu essentiel. La pandémie nous l’a confirmé, explique-t-il. On a le besoin de travailler à distance alors, ce qu’on annonce aujourd’hui, c’est la possibilité pour tous les membres de la communauté d’y arriver».

Les communautés autochtones peu desservies

Le ministre fédéral des Services aux Autochtones Marc Miller, qui était aussi parmi les dignitaires, soutient que ce programme s’inscrit dans un plus vaste mandat de réconciliation avec les Peuples autochtones.

«Nous sommes conscients que les foyers et les entreprises autochtones sont depuis trop longtemps sans accès fiable et abordable à une connexion Internet haute vitesse».

Seulement 31 % des réserves des Premières Nations ont accès à une vitesse Internet à large bande, soit un minimum de 50 Mbits/seconde en téléchargement et d’au moins 10 Mbits/seconde en téléversement, ajoute-t-il.

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