Une enseignante de zumbini adapte l’activité pour les enfants autistes

Une enseignante de zumbini adapte l’activité pour les enfants autistes

Un enfant dans les cours régulier de zumbini.

Crédit photo : Gracieuseté

Mère d’un adolescent autiste, Joannie Daly a décidé d’adapter les cours de zumbini qu’elle donne pour des enfants comme son fils. Elle a tenté l’expérience à l’école primaire Plein-Soleil à Candiac et a constaté que l’activité est bénéfique et stimulante pour ceux qu’elle appelle ses «cocos différents».

Enseignante de danse et de Zumba, Mme Daly a suivi une formation de  zumbini cette année. Il s’agit d’un mélange de danse, de musique et de chants éducatifs avec des instruments et accessoires pour les enfants de 0 à 4 ans. Elle a rapidement pensé à offrir le programme de huit semaines aux élèves de quatre classes adaptées à Candiac.

«J’ai modifié légèrement les cours pour rejoindre la clientèle âgée de 5 à 12 ans, dit la résidente de Saint-Constant. J’y allais aussi avec le feeling du groupe et les capacités de chacun, comme ceux qui sont non verbaux ou dont l’attention est difficile à garder.»

Une mère dont la fille de 9 ans a participé aux cours confie avoir vu des effets positifs dès la première séance de 45 minutes.

«Stella n’interagit pas beaucoup avec les autres enfants. Elle est plutôt attirée vers les adultes. Les cours sont une bonne façon pour elle d’entrer en contact avec les autres», témoigne-t-elle.

Elle ajoute que sa fille reproduit les cours à la maison. Le fils de Mme Daly, âgé de 12 ans, fait de même. Il est non verbal, mais fait les mouvements lorsqu’il entend les chansons de zumbini.

«Les enseignants et intervenants sont surpris par les réactions et l’évolution des enfants.»

-Joannie Daly

Les parents et grands-parents peuvent aussi se joindre aux cours réguliers qui sont offerts notamment à Saint-Constant depuis l’automne 2018, les samedis matin au Centre municipal.

L’objectif de l’enseignante de zumbini est de pouvoir offrir cette activité méconnue autant à des groupes réguliers qu’à ceux qui ont des besoins particuliers. Elle considère que l’offre est limitée pour cette clientèle en bas âge.

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