Sports

Une Sainte-Catherinoise jouera au soccer aux États-Unis

jeudi le 25 novembre 2021
Modifié à 16 h 01 min le 25 novembre 2021
Par Guillaume Gervais

Il s’agit de la 2e Québécoise inscrite à cette université, après Chloé Dion. (Photo: gracieuseté)

Ce n’est pas tous les jours qu’une occasion de jouer au soccer aux États-Unis se présente et Anne-Audrey Lafond a su saisir la sienne.

La Sainte-Catherinoise décollera pour l’Université Austin Peay à Clarksville dans l’État du Tennessee à l’été 2022 pour prendre part au camp d’entraînement des Governors.

«Cette voie-là, elle l’a décidée elle-même il y a quelques années et elle a tout fait pour y arriver», mentionne son père Martin Lafond.

La jeune femme de 19 ans en était à un point dans sa carrière au soccer où il était temps pour elle de décider son avenir. La fenêtre d’opportunité commençait à se rétrécir, confie M. Lafond.

Puisque les recruteurs des universités américaines ne pouvaient pas se déplacer au pays pour la regarder lors des camps d’évaluation en raison de la pandémie, Anne-Audrey Lafond a décidé de joindre l’agence Sports Ambitions. L’organisation se spécialise dans le placement d’athlètes dans la National Collegiate Athletic Association (NCAA), qui chapeaute le sport universitaire aux États-Unis.

«Le processus pour être recruté par un établissement scolaire américain est très rigoureux, mais Sports Ambitions a été là pour nous aider avec les démarches», raconte M. Lafond.

Selon sa fille, il faut d’abord passer par le centre d’éligibilité et réussir l’examen SAT, un test standardisé sur une base nationale et utilisé pour l'admission aux universités des États-Unis. Il faut par la suite traduire ses bulletins scolaires et envoyer des séquences vidéo aux universités pour les convaincre.

«Ils ont regardé mes vidéos et m’ont écrit parce qu’ils pensent que je vais bien m’agencer avec l’équipe, explique celle qui joue au poste d’attaquante. J’ai pu visiter le campus d’Austin Peay par Zoom et j’ai vraiment aimé les installations.»

Elle souhaitait avant tout trouver une université où elle se sentirait soutenue et bien entourée.

«Surtout dans un pays où tu n’as plus les mêmes repères», fait-elle remarquer.

Grâce une bourse, l’université couvrira 85% des dépenses liées à son logement et à ses frais de scolarité.

Souhait exaucé

Jouer aux États-Unis est un rêve que la Sainte-Catherinoise chérit depuis qu’elle est toute petite.

«Je voulais me rendre le plus loin possible et jouer dans la NCAA était selon moi le plus haut niveau que je pouvais atteindre», indique celle qui a toujours voulu travailler plus fort que les autres et qui considère faire preuve d’un bon leadership.

Elle sait que ces qualités vont lui seront utiles, étant donné que son poste dans l’alignement partant n’est pas assuré.

«Les entraîneurs ne promettent pas de place, indique-t-elle. Nous devons la faire nous-même et les vétérans doivent même garantir la leur.»

La jeune athlète qui étudie présentement au Collège Champlain de Saint-Lambert s’envolera vers la fin juillet pour prendre part aux matchs de pré-saison qui débuteront durant le mois d’août. Elle sait que l’école s’attend des joueuses qu’elles soient disciplinées.

«Chaque jour de la semaine, tu as un entraînement le matin, soit sur le terrain ou dans la salle d’entraînement, précise-t-elle. Si tu as un match le vendredi, tu feras de la récupération et des étirements pour bénéficier d’un entraînement plus en douceur la veille de l’affrontement.»

«Je ne pense pas que je serais arrivée à tout ça sans mes parents. Ils m’ont supportée et encouragée jusqu’à la fin.»

-Anne-Audrey Lafond, joueuse de soccer

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