VIDÉOS – Transdev à Saint-Philippe s’équipe d’un simulateur pour mieux préparer ses chauffeurs

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Par Audrey Leduc-Brodeur
VIDÉOS – Transdev à Saint-Philippe s’équipe d’un simulateur pour mieux préparer ses chauffeurs
La journaliste du Reflet à mise à l'épreuve. (Photo : Le Reflet - Vicky Girard)

Les chauffeurs d’autobus de la compagnie Transdev seront confrontés aux intempéries et obstacles de la route avant même qu’ils ne la prennent grâce à un nouveau simulateur de conduite installé à même l’un des autocars du transporteur.

L’outil qui rappelle les jeux d’arcade sert tant aux recrues qu’aux chauffeurs plus expérimentés qui souhaitent se mettre à niveau. Les employés de la division de Saint-Philippe, en charge des déplacements d’exo dans les secteurs Roussillon et Le Richelain, l’ont expérimenté pour la première fois le 18 septembre.

«C’est super!, s’exclame Armand Godbout, camionneur durant 22 ans et chauffeur d’autobus depuis presque autant d’années, au terme de son essai. Tu peux détenir 40 ans d’expérience et avoir besoin de t’améliorer quand même. C’est bien de rafraîchir ses connaissances sur la conduite en hiver, notamment, savoir comment bien éviter les dérapages sous la pluie ou la neige.»

«Nous souhaitions en faire plus pour attirer les chauffeurs et recruter de la main-d’œuvre. On compétitionne contre les grandes sociétés de transport comme celle à Montréal.» -Marc-André Renaud, directeur de la division à Saint-Philippe

Alors que des élus de la Ville de Saint-Philippe se prêtent au jeu pour l’occasion, Annie Boisselle fait défiler le menu déroulant sur son ordinateur et choisit de projeter un épais brouillard sur l’écran du conducteur. Celui-ci doit apprendre à manier l’imposant véhicule sur l’autoroute à travers la brume.

«Plusieurs scénarios de conduite s’offrent à nous, dont la conduite en campagne, en ville ou sur l’autoroute, explique la formatrice chez Transdev. Le chauffeur doit réussir des défis, comme freiner à l’endroit demandé, ne pas rouler au-delà de 60 km/h, etc. Mon rôle est d’ajouter des obstacles pendant qu’il tente de les réussir.»

Par la suite, Mme Boisselle et ses collègues peuvent analyser la performance du conducteur, puisque celle-ci est enregistrée dans le système.

«Réécouter la vidéo permet de remarquer les éléments à corriger», mentionne-t-elle en ajoutant un chevreuil au milieu de la voie pour tester les réflexes du participant.

Auparavant, les chauffeurs apprenaient à maîtriser des techniques de conduite sur place; manœuvrer à travers les colonnes du terminus souterrain au centre-ville, rouler dans le trafic, etc. L’intégration de la pratique via le simulateur conclut une formation de dix jours au terme desquels les nouveaux chauffeurs sont prêts à transporter leurs premiers usagers.

«Nous souhaitions en faire plus pour attirer les chauffeurs et recruter de la main-d’œuvre. On compétitionne contre les grandes sociétés de transport comme celle à Montréal.» -Marc-André Renaud, directeur de la division à Saint-Philippe

Le Reflet a testé le simulateur

L’auteure de ses lignes a manœuvré le volant de l’autocar virtuel de Transdev lors d’une simulation ouverte aux médias.

D’abord, le réalisme du simulateur est à s’y méprendre: il faut ajuster le siège à sa convenance et tourner la clé pour démarrer le véhicule virtuel. Les trois écrans offrent une vue panoramique de la route, mais donnent aussi un peu le tournis.

Le premier défi consiste à s’immobiliser entre deux lignes à un endroit précis. J’ai raté toutes mes tentatives, même si mon gentil formateur me répétait inlassablement que je devais avancer davantage pour m’enligner. «Ah oui, c’est vrai! Les autocars n’ont pas de nez…»

Le second défi consistait à respecter la même limite de vitesse pendant plus d’une minute sans fléchir. Je pense avoir accompli ce mandat, mais on m’a dit que ce n’était pas le cas. Zut!

Puis, l’exercice final: circuler sur l’autoroute à travers un chantier de construction, des obstacles météorologiques et un chevreuil. Sans m’en rendre compte, je roulais déjà trop rapidement pour pouvoir tous les éviter. J’ai fini en beauté dans le fossé, non sans avoir effectué quelques tonneaux.

Je ne changerai pas de métier de sitôt! Visionnez mon expérience filmée.

 

123

Parmi les 123 conducteurs de la division Saint-Philippe, 52 sont affectés au transport au Roussillon et 71 le sont au Richelain. Onze d’entre eux sont «occasionnels» et embauchés selon les besoins.

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