Anne-Frédérique Morin revient de loin pour remporter l’or à ses 3es Jeux du Québec

Anne-Frédérique Morin revient de loin pour remporter l’or à ses 3es Jeux du Québec

La plongeuse Anne-Frédérique Morin devant le drapau de la Rive-Sud pour les Jeux du Québec d'hiver 2017 à Alma.

La plongeuse de 14 ans Anne-Frédérique Morin, de La Prairie, a participé à sa 3e finale des Jeux du Québec au cours des derniers jours à Alma. Elle raflé l’or au tremplin de 3 mètres, lundi, puis le bronze au tremplin de 1 mètre le lendemain.

C’est tout un exploit, tant l’athlète revient de loin. En novembre, elle terminait un long calvaire d’un an à guérir d’une grave commotion cérébrale subi à la piscine. De la tour de 5 mètres, elle et son partenaire depuis ses débuts en plongeon en 2012 s’élançaient pour un plongeon synchronisé.

«Mon partenaire, de retour de blessures au genou, devait faire une chute vers l’avant et moi, vers l’arrière. À l’arrivée à l’eau, il faut faire un virage à 90 degrés pour éviter le fond de la piscine. Il s’est retrouvé dans ma trajectoire et nos têtes se sont cogné à grande vitesse», raconte Frédérique.

Retraite définitive pour lui, arrêt d’entraînement d’un an et un mois et demi sans école pour Anne-Frédérique.

«Les deux retours se sont faits progressivement, explique-t-elle. Dans le cas du plongeon, j’ai quitté les tours (5 m, 7,5 m et 10 m de hauteur) et je suis passée par la neurologie, la physiothérapie et la rééducation visuelle. En descente vers l’eau, il faut visualiser plusieurs choses pour avoir une bonne perception de l’espace. Je suis encore en rééducation, mais ça progresse.»

Des Nationaux ratés par une fracture et un point

Une tour de 7,5 mètres a aussi fait des dommages au printemps 2015, peu après ses Jeux du Québec d’hiver.

«J’ai fait un saut normal, avec peu d’éclaboussures, mais un os du poignet, le scaphoïde, a brisé. J’ai été longtemps le poignet plâtré. J’ai essayé de m’entraîner, c’était impossible. Cette année-là, je visais les Championnats canadiens junior. Pour y arriver je devais réaliser deux standards au 1mètre. J’ai réussi le premier, mais avec le retard d’entraînement, j’ai raté le 2<V>e<V> par un point.»

En 2013, un abcès dentaire grave ayant nécessité son hospitalisation et entraîné une perte de poids de 9kg l’avait aussi retardée dans sa progression. Mais pas question d’arrêter le plongeon.

«C’est ma passion et je continue sans le moindre de doute. Je faisais du patinage artistique et tout d’un coup j’ai voulu plonger. C’est devenu un mode vie où je me dépasse et acquiers de la confiance. Je ne sais pas si je retournerai à la tour, mais le tremplin me satisfait très bien.»

Des visées en or légitimes

Elle dit avoir le meilleur entraîneur qui soit pour elle, Nicholas Lachance, du Club Agami de Brossard. Lui qui visait les Jeux olympiques à l’ombre d’Alexandre Despatie a continué la compétition après une blessure majeure à l’épaule, sans arriver à son rêve, mais sans regret.

«Je la comprends bien, je m’assure qu’elle soit à son mieux physiquement. Elle travaille fort et viser l’or aux Jeux est légitime pour elle. Sa soeur Annie-Pierre (qui participe à ses 2es Jeux) est déterminée elle aussi, les deux se poussent l’une et l’autre de façon constructive», assure-t-il. 

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