Attaques de chiens dangereux: la vigilance est de mise

Par Marc-André Couillard
Attaques de chiens dangereux: la vigilance est de mise
Le chat Sam a subi d'importantes blessures, qui auront malheureusement été fatales. (Photo : gracieuseté)

Deux chiens dangereux sèment la terreur à Saint-Georges-de-Clarenceville. Des chats ont été attaqués et tués par ces deux molosses qui appartiendraient à un Américain, qui réside à quelques kilomètres de la frontière. Un citoyen de Clarenceville, François Viger, a été témoin d’une de ces attaques, qui a causé la mort de son chat. Il invite les citoyens à faire preuve de vigilance.

M. Viger réside sur la rue Champlain, à environ 500 mètres de la frontière. Le 4 septembre, vers 18 h 30, il a entendu un miaulement et un grognement.

À l’extérieur, la conjointe de M. Viger a aperçu leur chat, Sam, qui fuyait. Il était blessé et saignait abondamment. Pendant ce temps, les deux chiens étaient toujours dans la cour, menaçants. Il s’agirait de chiens de race croisée entre un Bullmastiff anglais et de Bouledogue américain.

«Une deuxième attaque se préparait, lance M. Viger. Je me suis battu avec le chien. Il a reculé, puis il est revenu pour me charger. Je l’ai chargé et il s’est poussé vers la droite. Ma conjointe a réussi à rentrer par la porte patio. Les chiens sont partis dans la nature.»

Blessures

Le chat a subi d’importantes blessures. «Il est tombé dans le coma, relate M. Viger. Ça m’a coûté 2700 $ de soins intensifs, mais il est mort, trois jours après.»

On est venus ici pour la tranquillité, poursuit-il. Il y a peu de trafic. On s’est dit que Sam serait en sécurité. On l’avait depuis dix ans…»

La conjointe de M. Viger a, elle aussi, subi un violent choc des suites de ces événements. «Elle n’est pas sortie de la maison pendant une semaine, relate M. Viger. Elle a finalement réussi à aller déjeuner dehors, avec un couteau de cuisine en main, au cas où elle se ferait encore attaquer.»

 

Signalement

M. Viger a signalé l’événement à la Sûreté du Québec, qui a fait parvenir un constat d’infraction au propriétaire des chiens. S’il a réussi à identifier leur propriétaire, c’est que ce n’était pas la première fois que ses chiens rôdaient en liberté dans le secteur.

On va prendre tous les moyens nécessaires qui sont à notre disposition parce que c’est très dangereux.

-Renée Rouleau, mairesse de Clarenceville

«Il avait déjà perdu ses chiens et il avait laissé son numéro de téléphone à ma voisine, précise M. Viger. Le chat d’une autre voisine a été déchiqueté par ces deux mêmes chiens, il y a quelques semaines et quelques jours après l’attaque chez moi, ils ont été aperçus sur la plage.»

M. Viger a demandé aux élus de Clarenceville de faire un suivi avec les autorités de la ville américaine d’Alburgh, où réside le propriétaire des chiens, ce qui a été fait.

«Le directeur général a appelé à Alburgh et ils sont sur le cas du propriétaire des chiens», assure la mairesse de Clarenceville, Renée Rouleau.

Mme Rouleau invite les citoyens à communiquer avec la Sûreté du Québec, s’ils aperçoivent à nouveau ces chiens. «Nos cols bleus vont aller les chercher et vont les mettre dans une cage, au garage. Si le propriétaire ne revient pas, ils vont être donnés à un refuge animal.»

Avertissement

M. Viger veut mettre en garde la population pour prévenir le danger que représentent ces bêtes.

«J’aimerais que cette histoire fasse en sorte que les gens qui ont des chats ou des petits chiens soient vigilants et que les grands-parents aient un œil sur leurs petits-enfants qui viennent en visite», dit M. Viger.

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