Billet d’humeur : le meilleur de soi-même

Billet d’humeur : le meilleur de soi-même

Un chat se voit tel un lion dans un miroir.

Voici le billet du 3 mai 2017 d’Hélène Gingras. chef de contenu des hebdos Le Reflet et Coup d’oeil.

Avez-vous eu la chance de croiser des personnes qui vous ont amené à donner le meilleur de vous-même?

J’ai eu quelques professeurs marquants pendant mes études. En particulier au secondaire et au cégep. Des enseignants qui m’ont incitée à repousser mes limites. En me mettant au défi. Ou seulement en me donnant la naïveté que je pouvais y arriver.

Pierre Claude, qui m’a enseigné le français en secondaire 5, m’avait dit qu’aimer quelqu’un n’est pas de passer son temps à l’embrasser tout le temps. Ni à le féliciter sans cesse. Au contraire, si on veut que l’être aimé se réalise, on doit lui mettre un peu de pression. Pour qu’il aille plus loin. Au bout de lui-même. 

Par désir de plaire, d’impressionner les autres ou même parce qu’on a peur, on peut en arriver à s’étonner nous-mêmes. À essayer quelque chose. Et à arriver à des résultats qu’on pensait impossibles. Irréalisables. Inatteignables.

Dans le cadre du cours de journalisme que donnait aussi M. Claude, je me souviens d’avoir écrit à l’auteur québécois André Mathieu. Parce que je voulais réaliser une entrevue avec lui. J’avais perçu un peu scepticisme dans le regard de mon professeur. Mais il ne m’avait pas arrêtée. Il semblait penser que je jetais une bouteille à la mer.

Son étonnement et sa joie étaient presque aussi grands que la mienne quand j’avais ramené en classe une grande enveloppe contenant la réponse du romancier. Une longue lettre écrite de sa main. Assortie d’une invitation à aller souper pour l’interviewer.

M. Claude m’avait permis d’y croire…

Ce souvenir m’est revenu en tête en lisant la biographie portant sur Steve Jobs, le fondateur d’Apple. Tant ce grand révolutionnaire de l’ère informatique poussait ses créateurs à chercher la perfection. Sans compromis. Aucun.

Steve Jobs savait s’entourer des meilleurs. Et ne permettait à aucun de donner moins que son talent. Il avait appris avec les années que «si on a les bons avec soi, on n’a pas besoin de les materner. Si on attend le meilleur d’eux, ils vous le donnent. […] les joueurs de première classe aiment jouer ensemble et détestent que vous n’exigiez pas d’eux des prodiges», a-t-il confié à l’auteur Walter Isaacson. 

D’où toute l’importance de s’entourer de gens qui nous amèneront à donner le meilleur de soi-même.

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