Drame à Wendake : trop de questions sans réponses

Claude Poirier - Collaboration spéciale
Drame à Wendake : trop de questions sans réponses
(Photo : Jean Demers)

Dans les semaines qui ont suivi l’arrivée de la COVID-19, il y a déjà quelques mois, j’affirmais ici qu’il y aurait des drames en marge – et en l’occurrence, des victimes collatérales – de cette pandémie. On en a la preuve avec le drame qui a coûté la vie à deux garçons âgés de 2 et 5 ans, à Wendake, retrouvés le 4 octobre.

On parle ici d’un double meurtre.

Maintenant, ce qu’on doit savoir, c’est si les allégations voulant que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ait mal fait son travail sont vraies.

C’est bien beau de toujours mettre ces cas sur le dos de la DPJ, mais il faut attendre les rapports avant de se prononcer. Toutefois, si les signalements qui n’ont pas été retenus n’ont pas été traités adéquatement comme plusieurs l’avancent, il va falloir que des gens répondent de leurs gestes à un moment donné.

Pour ce qui est de l’accusé des meurtres au deuxième degré, Michaël Chicoine, âgé de 30 ans, il semble qu’il aurait cherché de l’aide, puisqu’il souffrait de problèmes de santé mentale.

Selon une lettre que sa mère a fait parvenir à certains médias, plusieurs personnes, dont lui-même, auraient fait de nombreuses démarches pour obtenir du soutien.

Une autre version voudrait cependant qu’il n’ait pas pris part aux traitements ou aux programmes qui lui étaient offerts. Il faut faire la lumière sur tous ces éléments.

On nous parle d’une panoplie d’enquêtes; une de la Sûreté du Québec, une du coroner, deux de la Commission des droits de la jeunesse et une externe au sujet de la DPJ. Combien de temps allons-nous devoir attendre pour les conclusions? Des mois. Et souvent, il n’y a même pas de suivi.

Je pense que la priorité, c’est l’autopsie. Il faut que ce soit fait rapidement pour qu’on comprenne ce qui s’est vraiment passé. Je crois aussi qu’il y aurait dû y avoir une enquête publique.

Divorces, suicides, faillites, violence envers les femmes et les enfants; on n’en parle pas tous les jours, mais il y en a au quotidien. Encore plus avec la pandémie. Quand on arrivera au bout de cette terrible période, on se rendra compte qu’on a du retard à rattraper en matière de beaucoup de fléaux.

Le gouvernement Legault aura beaucoup de travail à faire pour soutenir la société.

10-4!

 

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