La Prairie limitée dans l’entretien des sentiers du parc de conservation

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Par David Penven
La Prairie limitée dans l’entretien des sentiers du parc de conservation
Une photo d’un des sentiers que le résident de La Prairie a fait parvenir à la rédaction. (Photo : Photo gracieuseté – Stéphane Tremblay)

Un lecteur déplore le «manque d’entretien» des sentiers du parc de conservation, adossés en partie à l’avenue Jacques-Martin à La Prairie. Le hic, c’est que la Ville de La Prairie a les mains liées.

«Auparavant, les sentiers […] étaient tous entretenus. […] Dernièrement, seule la section entre la passerelle de la rue Jacques-Martin et le parc de l’arrondissement était entretenue. Aujourd’hui, plus rien n’est fait. Est-ce dû à la nouvelle réglementation du parc de conservation?» s’interroge Stéphane Tremblay dans un courriel envoyé au Reflet.   

Son allusion fait référence au décret d’urgence imposé par le gouvernement fédéral. En vigueur depuis le 17 juillet 2016, celui-ci a pour objectif de protéger la rainette faux-grillon qu’on retrouve dans cette zone. Ce décret a mis, du coup, un terme au développement résidentiel qui était projeté.

La Ville de La Prairie est responsable des lieux, puisqu’ils font partie de son territoire. Elle doit cependant se soumettre à la réglementation d’Ottawa concernant la Gestion des sentiers, des égouts pluviaux, des infrastructures et de la végétation dans un habitat protégé par un décret d’urgence.

«La Ville fait toujours l’entretien des sentiers du parc de conservation au mois d’août ainsi qu’au début de l’hiver. D’ailleurs, l’entretien a débuté, comme prévu, ces jours-ci même s’il a été ralenti par les conditions météorologiques. La Ville doit respecter un calendrier très précis concernant ses interventions à cet endroit», a indiqué Dominique Beaumont, directrice des communications à La Prairie.

Plus simplement, la Municipalité n’a plus les coudées franches pour entretenir les sentiers à sa guise.

«Par exemple, à certains endroits, il ne nous est permis d’y aller qu’en hiver lorsque le sol est gelé, poursuit Mme Beaumont. À d’autres endroits, il faut respecter les dates de reproduction de certaines espèces. Le décret limite nos interventions dans une largeur de 1,75 mètre de part et d’autre de la ligne médiane du sentier.»

La représentante de la Ville indique que La Prairie se conforme en tout temps à la réglementation.

 

Maladie de Lyme

Dans son courriel, M. Tremblay dénonce aussi les risques d’attraper la maladie de Lyme, puisque les sentiers ne sont pas suffisamment dégagés. Il craint pour la santé des utilisateurs et de ceux qui promènent leurs chiens.

À ce propos, Mme Beaumont répond que les tiques responsables de la transmission de la maladie sont en forte progression en Montérégie.

«Il revient aux randonneurs de prendre les précautions nécessaires pour éviter les piqûres de tiques», dit-elle en référant toute personne s’inquiétant à ce propos de visiter le site du ministère de la Santé du Québec.

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