L’église de la Nativité de la Sainte-Vierge dévoile ses secrets

Photo de David Penven
Par David Penven
L’église de la Nativité de la Sainte-Vierge dévoile ses secrets
(Photo : Le Reflet - Denis Germain)

Le vénérable édifice de 1841 situé dans Vieux-La Prairie dévoile quelques-uns de ses secrets dans le cadre de visites guidées cet été. Le représentant du Reflet y a joué les touristes pour l’occasion.

Le guide Laurent Gosselin a expliqué les différentes caractéristiques de cette église néo-classique. Son architecte, Pierre-Louis Morin, s’est inspiré du style anglais dans la conception des plans. Pour preuve, les deux rangées de bancs qu’on retrouve aux étages supérieurs longeant les murs imitent ce qui se fait dans les églises protestantes.

Maryse Ingenito, une des visiteuses présentes, écoute avec attention les explications de l’hôte.

«On s’est marié dans cette église il y a 30 ans. À part le baptême de mon fils, je ne suis pas retournée. Ça me touche. Tout est resté pareil. Ça me rappelle beaucoup de souvenirs…», confie-t-elle émue pendant la tournée des lieux.

À l’avant, près de l’autel latéral de droite, protégé par un écran de verre, on aperçoit une sculpture funéraire représentant Sainte-Pacifique. Habituellement, celui-ci n’est pas visible en raison d’un panneau de bois qui recouvre le tout. À l’intérieur celle-ci se trouve une relique – de minuscules ossements –  de cette sainte qui fut l’une des premières chrétiennes persécutées par Rome en 300 après Jésus-Christ. La sculpture a été ramené de Rome en 1870.

 

Laurent Gosselin, guide, photographié aux côtés d’une sculpture funéraire représentant Sainte-Pacifique. (Photo : Le Reflet – Denis Germain)

 

«Lorsqu’il y avait des inondations à La Prairie, les gens la sortaient [procession] pour calmer les eaux», explique notre guide qui étudie à HEC Montréal.

 

Maintenir l’ordre aux messes

Beaucoup d’informations ont été transmises durant la visite de près d’une heure où l’on a pu admirer de près, entre autres, l’orgue de la maison Casavant Frères de Saint-Hyacinthe acheté en 1952.

Pour ne pas tout dévoiler et laisser aux futurs visiteurs le plaisir d’en apprendre davantage la description s’arrête ici.

Cependant, impossible de passer sous silence le banc du connétable. Appelé agent de la paix, le connétable s’asseyait à l’arrière de l’église sur un siège surélevé afin de surveiller les gens pour qu’ils aient une bonne conduite. Selon les informations de la Ville de La Prairie publiées dans le cadre des festivités du 350e anniversaire de la Municipalité, on reconnaissait le connétable en raison de son chapeau, un tricorne bordé d’un galon doré, argenté ou de couleur voyante, qui s’agençait à sa longue redingote de lainage noir.

«Le connétable rappelait, entre autres, aux gens d’enlever leur chapeau lorsqu’ils entraient dans l’église», souligne M. Gosselin.

Le banc d’origine construit vers 1865-1866 est en bouleau jaune teint et verni.

 

Horaire des visites

Les jeudis 8 et 15 août, entre 13h et 17h.

Les vendredis 9 et 16 août, entre 12h et 15h.

Contribution volontaire.

 

Un lieu de sépulture sous l’église

Lors de la visite, Laurent Gosselin a indiqué que quelque 303 dépouilles sont enterrées sous l’église.

«C’était pour la plupart des gens riches et des membres du clergé», a souligné le résident de Candiac. Cette pratique était répandue pour l’ensemble des églises.

Lors de notre passage, celui-ci n’avait pas la clé pour accéder au sous-sol. De son côté, le photographe du Reflet dispose de photos d’archives à ce propos. À noter que les corps ne sont pas identifiés, seuls les noms figurent dans un registre.

 

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