Les cols blancs de la Régie d’incendie Saint-Constant – Sainte-Catherine votent pour des moyens de pression

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Les cols blancs de la Régie d’incendie Saint-Constant – Sainte-Catherine votent pour des moyens de pression
(Photo : Archives)

En négociation de leur convention collective depuis mars 2017, les employés cols blancs de la Régie intermunicipale d’incendie de Saint-Constant et Sainte-Catherine ont voté en faveur de moyens de pression, lors d’une assemblée le vendredi 1er novembre.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) représente six employés qui occupent les fonctions d’adjointe administrative, d’adjointe à la comptabilité, de réceptionniste, de technicien en prévention des incendies et de technicien juridique au sein de la Régie.

Par voie de communiqué, le SCFP affirme que «sa patience a atteint ses limites», alors qu’elle estime que «la partie patronale a fait traîner le processus de négociation en longueur d’une multitude de façons et n’a fait preuve d’aucun empressement».

«Elle ne semble pas prendre au sérieux son obligation de négocier une convention collective. Nous avons laissé la chance au coureur à maintes reprises, mais là, il est temps de passer à autre chose», soutient Jacques Samuel, conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique.

Les deux parties se sont rencontrées à une dizaine de reprises depuis l’accréditation officielle du syndicat en février 2017, sans trouver de terrain d’entente. Le SCFP mentionne que ses membres ont reçu une offre de la partie patronale cet été, mais que cette dernière prévoyait «une série de reculs majeurs». Les discussions achoppent notamment sur des augmentations salariales inférieures à celles consenties aux cadres et aux pompiers, «ce qui est inacceptable pour des raisons évidentes d’équité», fait valoir le syndicat.

De son côté, la Régie d’incendie affirme avoir fait preuve «de bonne foi» au cours des négociations et que l’offre déposée à ses employés proposait «des conditions avantageuses et comparables à celles existantes au sein des villes constituantes de la Régie».

De plus, la partie patronale avance que, si les négociations s’étirent depuis deux ans et demi, c’est en partie dû au fait que la partie syndicale «a changé ses porte-paroles et représentants à cinq reprises depuis le début du processus».

«Vous comprendrez que les propos «d’aucune volonté de régler» énoncés par la partie syndicale dans son communiqué sont inexacts, fait valoir la Régie, questionnée par Le Reflet. Nous désirons conclure une convention collective pour le bénéfice de la population et des employés visés.»

 

 

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