Les variants de la COVID-19 inquiètent le ministre de la Santé

Par Vicky Girard
Les variants de la COVID-19 inquiètent le ministre de la Santé
Christian Dubé. (Photo : Capture d'écran - Facebook)

Bien que les hospitalisations liées à la COVID-19 soient en baisse, sous la barre des 900, le ministre de la Santé et des services sociaux, Christian Dubé, a insisté en conférence de presse, le 11 février, que les variants pourraient avoir un impact rapidement sur cette tendance positive. Le gouvernement a ainsi martelé «qu’il faut rester prudent».

«C’est une très très bonne nouvelle», a néanmoins souligné M. Dubé au sujet de la diminution des hospitalisations, un facteur important lorsque le gouvernement prend des décisions au sujet, par exemple, des mesures sanitaires.

«On vous casse les oreilles avec les hospitalisations depuis plusieurs semaines. Les mesures qu’on a mises en place en janvier, c’était pour ça, et ça marche», a soutenu le ministre de la Santé.

Présentement, les hôpitaux sont en mesure d’opérer à 73%, soit une amélioration «de 6 ou 7%» depuis la semaine dernière. Si la tendance se maintient, «c’est encourageant», estime M. Dubé.

«Ce n’est pas pour vous faire peur. C’est pour être le plus transparent possible.» – Christian Dubé

Séquençage et criblage

M. Dubé a expliqué deux processus utilisés pour dépister les variants de la COVID-19. Le séquençage, soit l’analyse un test positif pour déterminer de quoi est fait le virus, se fait depuis un an maintenant. Il faut au moins sept jours pour en faire un, l’enjeu est donc dans ce délai, a précisé le ministre de la Santé. Il y a quelques semaines, les gouvernements ont demandé à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) d’augmenter le pourcentage de 3% à plus de 10% en investissant plus de 11 M$ pour le faire.

Quant au criblage, qui complète le séquençage, il consiste à prendre des tests positifs à la COVID-19 plus rapidement afin de déterminer la composition du virus à partir de souches déjà connues, avec des réactifs différents. Le pourcentage de ce processus tend à être augmenté également, a fait part M. Dubé. En comparaison, l’Ontario le fait pour 60% des tests. Sans préciser où se trouve le Québec à cet effet, le ministre de la Santé a indiqué qu’«on est pas très loin». L’objectif est d’atteindre 100% à Montréal d’ici la fin de la semaine, puis de l’étendre aux autres régions de la province.

À Montréal, une cinquantaine de cas de COVID-19 sont en processus d’être criblés à savoir s’il s’agit de variants. Le gouvernement dévoilera les résultats éventuellement, a indiqué pour sa part le Directeur de la santé publique, Horacio Aruda.

Vaccination

Un total de 15 000 doses du vaccin Pfizer ont été reçues cette semaine, alors que 91 000 sont attendues la semaine prochaine.

«Il faut régler nos RPA [résidences privées pour aînés] le plus rapidement possible. Mais en même temps, je vous dirais que je trouve que ça ne va pas assez vite», a confié M. Dubé.

Il a ajouté qu’il fallait accélérer le processus dans la grande région de Montréal et y concentrer la vaccination. La répartition des doses sera annoncée sous peu.

En moyenne au Québec, il faut 5 jours entre le moment où une personne est infectée, puis isolée.

«Si tout le monde allait se faire dépister plus rapidement, c’est bien des personnes qui ne seraient pas contaminées», a-t-il indiqué en laissant savoir qu’au moindre doute, les individus doivent passer un test afin que le délai de 5 jours diminue à 4 jours.

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