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Travaux sur le site de l’ancienne briqueterie : un juge tranchera

mercredi le 04 décembre 2019
Modifié à 14 h 54 min le 04 décembre 2019
Par Katherine Harvey-Pinard

C’est finalement un juge qui tranchera le litige entourant Ville de La Prairie, la MRC de Roussillon et le promoteur Luc Poirier dans le dossier du site de l’ancienne briqueterie. Acti-Cité, l’entreprise propriétaire du terrain géré par M. Poirier, a fait appel à la Cour supérieure du Québec afin de savoir si elle est dans ses droits de poursuivre ses travaux sur le site. M. Poirier maintient qu'un règlement du gouvernement du Québec a préséance sur celui de la MRC. Contactée par Le Reflet le 4 décembre, la porte-parole du promoteur, Marie Beaubien, affirme que cette requête judiciaire n’a pas «l’intention de mettre en échec les discussions ou les possibilités d’entente entre les parties sur le dossier». C'est une question de délais qui a obligé la compagnie à la déposer, le 26 novembre. «Dans le cas des constats d’infraction, les 30 jours arrivaient à échéance et, dans le cas de la requête, il a été recommandé de procéder dans des délais raisonnables afin de mettre un terme au différend entre les parties», a indiqué Mme Beaubien. La Ville en attente Les trois parties s'étaient rencontrées le 12 novembre afin de discuter d'un éventuel arrêt des travaux. Le promoteur avait alors rappelé que «les activités en cours sur le site sont essentiellement des travaux préparatoires, première étape de la restauration de la carrière déjà amorcée depuis quelques années. Les travaux actuels visent à faciliter la réhabilitation à venir», dit Mme Beaubien. Quant à la Ville, elle ne peut commenter le dossier publiquement pour le moment. «Nous attendons le jugement et nous devons évidemment en tenir compte pour notre prise de décision, a mentionné le maire Donat Serres lors de la séance du conseil municipal du 2 décembre. D’ici là, nous continuons de veiller à l’application du Règlement de contrôle intérimaire.» Rappelons qu’une démarche complète de participation publique pour décider de l’avenir du terrain débutera le 28 janvier et s’échelonnera sur plusieurs mois. «Un mandat a d’ailleurs été attribué à une firme externe, avec des experts dans le domaine de la participation citoyenne, a souligné M. Serres. Cette démarche n’avantagera pas de groupe ou de comité, puisque nous souhaitons laisser toute la place aux citoyens.» «Nous tenons à rassurer la population : actuellement, aucune décision structurante n’a été prise et cette démarche de participation publique en amont vise essentiellement à développer, avec les citoyens, une vision rassembleuse que la Municipalité pourra mettre de l’avant pour l’avenir de ce site», a-t-il ajouté.

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