Caméras fixées à des autobus scolaires pour freiner les dépassements illégaux

Caméras fixées à des autobus scolaires pour freiner les dépassements illégaux

Pierre Moreau, Stéphane Tremblay, Marie-Louise Kerneïs et Roberto Rego posent avec le système de caméras destiné à un autobus de Transbus,

Crédit photo : Le Soleil de Châteauguay - Michel Thibault

Les conducteurs pressés ou distraits qui dépassent un autobus scolaire avec le panneau d’arrêt obligatoire en fonction écoperont peut-être bientôt d’une contravention sans qu’un policier ne les ait pris en flagrant délit.

Aux États-Unis et en Ontario, des caméras fixées aux véhicules transportant les élèves captent les fautifs, qui reçoivent une contravention par la poste pour leur geste illégal, comme cela se fait ici avec les radars photo.

L’entreprise québécoise qui fabrique les appareils utilisés chez nos voisins, Bus Patrouille, a obtenu le feu vert du ministère des Transports pour les tester dans la province.

Député de Châteauguay et ministre des Ressources naturelles, Pierre Moreau a annoncé, dimanche, chez Transbus à Châteauguay un projet-pilote avec Bus Patrouille. À compter du 12 mars, 13 autobus scolaires seront munis de caméras dans 8 régions du Québec, dont un véhicule de Transbus. Ce, pour une période de 45 jours.

Aux États-Unis et en Ontario, des projets-pilotes ont mené à l’implantation d’un système permanent en raison du nombre élevé de délinquants captés, selon un reportage de La Facture diffusé le 3 mars.

C’est l’objectif de Bus Patrouille.  «Le but ultime du projet pilote est d’obtenir l’autorisation d’installer notre technologie sur l’ensemble des autobus scolaire du Quebec via des contrats de services avec les municipalités et les services de police du Québec», indique Roberto Rego, vice-président de Bus Patrouille, dans une inscription au Registre des lobbyistes. Le projet pilote est offert gracieusement par l’entreprise.

Si la démarche aboutissait à ce déploiement à grande échelle, un changement législatif serait nécessaire, a souligné le ministre Moreau. Dans l’état actuel du droit, les images captées par une caméra sur un autobus ne constituraient pas, à elles seules, une preuve suffisante pour délivrer un constat d’infraction, a-t-il précisé.

Les images captées durant le projet pilote ne serviront pas à punir des fautifs. Par contre, dans un cas flagrant ou un accident elles pourraient être utilisées en complément de preuve, a confirmé Pierre Moreau.

Présidente de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, Marie-Louise Kerneïs a confirmé que le problème de non respect du panneau d’arrêt obligatoire des autobus d’écoliers existait dans la région.

«On ne parle pas de gens qui dépassent les autobus à 120 km/h. C’est souvent à 5 km/h. On pense que parce qu’on ne va pas vite, il n’y a pas de danger», a observé Stéphane Tremblay.

Outre Châteauguay, des bus avec caméras vont circuler dans la région de Montréal, Gatineau, la Côte Nord, Laval, Saint-Eustache et dans l’Estrie.

Le système de caméras.

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