Un Constantin parmi les espoirs en vue du repêchage

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Un Constantin parmi les espoirs en vue du repêchage
(Photo : (Photo: Gracieuseté - Brianna Thicke/LCF.ca.))

David Polynice a joué ses premiers matchs de football avec les Diablos de La Prairie à 11 ans, après que ses parents aient vu une annonce d’inscription dans le babillard du Reflet. Près de 15 ans plus tard, le Constantin pourrait être sélectionné par une équipe de la Ligue canadienne de football (LCF) à l’occasion du repêchage, le 3 mai.
Le demi de coin de 24 ans a eu la chance de démontrer l’étendue de son talent deux fois plutôt qu’une, puisqu’il a été invité à deux camps d’évaluation de la LCF dans la dernière année. Le premier, le Défi Est-Ouest, s’est déroulé en mai 2017 sur le terrain de l’Université Laval à Québec. Il regroupait les meilleurs joueurs canadiens universitaires qui sont éligibles au repêchage cette année. Le second, le Combine régional de l’Est, a eu lieu le 7 mars dernier, à Montréal.
«Mentalement, je me sentais bien au Combine, j’étais calme, raconte David Polynice. Je savais à quoi m’attendre, puisque ce sont les mêmes exercices à faire.»
Les problèmes ont plutôt été sur le plan physique, précise-t-il.
«Je me suis déchiré le ligament du genou en octobre, lors de l’avant-dernier match de ma saison universitaire. Je n’ai pas pu marcher pendant trois semaines, ni courir pendant deux mois, relate-t-il. J’ai dû passer par tout le processus de réhabilitation.»
Même s’il n’a pas pu s’entraîner autant qu’il l’aurait voulu, le joueur défensif a offert une performance dont il est très satisfait. Son saut vertical et son saut horizontal ont été parmi les meilleurs enregistrés au cours de la journée.
«Dans les circonstances, je suis vraiment content, car j’ai fait encore mieux qu’au Défi Est-Ouest en 2017 dans les sauts, mentionne-t-il. Par contre, j’avais été plus rapide à la course de 40 verges.»
Il convient toutefois que sa participation au Combine, plus de cinq mois après s’être infligé sa grave blessure, relève en soi de l’exploit.
«Je suis fier de moi, car j’ai pu prouver aux évaluateurs que j’étais capable de performer autant que les athlètes qui étaient en pleine forme», affirme-t-il.
Novice en la matière
David Polynice était un novice dans le domaine du football, lorsqu’il a joint les Diablos de La Prairie moustique en 2005.
«Je ne connaissais même pas les règles! dit-il en riant. Mais je m’entendais bien avec les autres joueurs et je me suis réinscrit pour une deuxième année. Si on m’avait dit que je me rendrais là où je suis aujourd’hui, je ne l’aurais pas cru.»
Que ce soit avec les Diablos, la Milice de la Magdeleine ou les Cougars de Saint-Léonard, le Constantin affirme avoir toujours fait preuve d’une éthique de travail exemplaire.
«Je pense que le talent compte pour une petite fraction de la recette du succès, soutient-il. Le travail rapporte.»
À 5 pi 10 po et 185 lb, le jeune homme est l’un des demis de coin les plus athlétiques du circuit universitaire québécois.
«Je suis plus grand que la moyenne pour ma position et ça me permet de jouer physique. J’utilise ma bonne forme physique à mon avantage», explique-t-il.
Carrière professionnelle ou études
David Polynice aimerait idéalement être sélectionné par les Alouettes de Montréal, le 3 mai.
«Ça me permettrait de compléter mes études en relations industrielles à l’Université McGill, mentionne-t-il. Mais je suis prêt à déménager dans la ville de l’équipe qui m’aura choisi.»
La formation qui l’aura repêché l’invitera par la suite aux deux semaines du camp d’entraînement.
«Si j’obtiens une place au sein de l’équipe, je serai vraiment heureux. Si je suis libéré, je pense que j’accrocherai mes crampons», affirme-t-il.
«À 24 ans, je ne peux plus continuer à jouer avec les Redmen de McGill et j’accorde une très grande importance à mes études», enchaîne celui qui est déjà diplômé en communication et marketing.

«Je n’étais pas le meilleur joueur de la Milice lorsque j’ai fait partie de l’équipe en 2010, mais avec la discipline dont j’ai fait preuve, j’ai réussi à me rendre où je suis aujourd’hui.» -David Polynice, joueur de football

David Polynice (à gauche) est accompagné de ses coéquipiers Joël Houle et Ousmane Guindo.

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