J'ai perdu mon chat

Par Hélène Gingras
J'ai perdu mon chat

Voici le billet du 7 octobre 2015 de Hélène Gingras

Saviez-vous que mes proches me surnomment Crazy cat lady?

Depuis samedi, tout le voisinage peut en dire autant…

Je vous dévoile le punch tout de suite; l’histoire se termine bien. Et j’en suis fort soulagée.

Samedi, je célébrais mon anniversaire. Lorsque mes amis sont partis en fin de soirée, ma chatte a pris la poudre d’escampette avec eux. L’instant d’avant elle dormait sur le divan, l’instant d’après elle n’y était plus.

Je sais, vous allez me dire qu’un chat, ça revient. Toujours. Mais que ça peut prendre deux jours comme dix mois… À moins d’être frappé mortellement. Noyé. Récupéré par une fourrière. Ou adopté par une autre famille.

J’étais dévastée. Je me sentais aussi responsable. De l’avoir apprivoisée pendant 10 ans en lui évitant l’euthanasie à la fourrière. De l’avoir habituée à un rythme de vie avec des heures de repas. D’une vie sans stress. De l’avoir aussi privée de ses défenses en la faisant dégriffer aux pattes avant. Tout en sachant qu’elle est frileuse parce que la chaleur semble lui avoir manqué dans ses premiers mois de vie d’itinérance. Lovée sous les couvertures dès la première nuit d’automne. Étendue des heures devant le foyer qui chauffe au maximum. Couchée sur le réservoir à eau chaude été comme hiver.

Je n’ai pas dormi de la nuit. Arpentant le quartier avec son bol de bouffe. En vain. Le lendemain matin, les renforts sont arrivés d’un seul coup après un texto. Sans rien dire, la troupe de recherche s’est mise en marche. Pendant des heures. Pour moi, ça voulait tout dire…

Affiches par ci, discussions par là; tout le quartier à rapidement su qu’on cherchait une petite chatte noire et blanche. En vain.

J’ai pris mon parti de l’appeler fréquemment à partir du balcon pour qu’elle revienne, comme le suggérait une méthode sur Internet. Surtout en soirée ou la nuit parce que le son voyage plus loin. Au grand dam de mes voisins sans doute. La gêne de crier son nom à tue-tête s’est estompée à mesure que je me répétais. J’assumais ma folie. Je n’avais qu’un seul désir: la retrouver.

Au retour du travail lundi, je n’allais pas lâcher le morceau. Solidaires de ma peine, des collègues de bureau sont aussi venus arpenter le quartier. Et c’est Judith qui l’a finalement trouvée sous une voiture, apeurée.

Je n’ai jamais eu un aussi beau cadeau de fête. Merci ma chum.

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