La thérapie canine pour soulager l’anxiété

Par Denis Bourbonnais
La thérapie canine pour soulager l’anxiété
(Photo : Journal Saint-François – Pierre Langevin)

Les bienfaits de la thérapie canine vont plus loin que d’aider les personnes en situation de handicap, moteur ou cognitif. Julie Legault, une femme de Salaberry-de-Valleyfield éprouvée par des problèmes d’anxiété depuis nombre d’années, voit la vie différemment depuis qu’elle a fait connaissance avec un chien d’assistance dressé par l’Institut d’éducation canin à Sainte-Justine-de-Newton.
Ember, une femelle de race Malicur, le produit d’un croisé entre le Malinois et le Mountain Cur, se charge d’apaiser sa nouvelle maîtresse quand elle ressent le besoin d’être sécurisée. Les moments d’angoisse vécus fréquemment par la Campivallensienne au cours de la dernière année ont fait place à plus de quiétude grâce au soutien émotionnel que le lui procure la présence de son chien.
«Ember ressent ce que je ressens. Le chien d’assistance vit pour toi. Elle me rassure et elle constitue une source de réconfort», explique Julie Legault. Son entourage a pu constater l’amélioration de son état de santé mentale depuis qu’elle est accompagnée de son chien.
«Mon médecin a vu la différence sans même savoir. Il m’a demandé quel changement j’avais fait», souligne-t-elle.
Ainsi, Julie ne vit plus les mêmes inquiétudes quand elle se rend dans les endroits publics, que ce soit à l’épicerie, dans les magasins, les restaurants ou autres lieux.
«Je pourrai même prendre l’avion et voyager avec Ember. C’est un chien de taille moyenne qui ne prend pas trop de place», se réjouit-elle.
Le dresseur, Eric Poulin, enseigne l’obéissance à Ember depuis sa naissance, il y a un peu plus d’un an. Il faudra environ 1000 heures d’apprentissage pour que le chien d’assistance devienne complètement autonome.
«On lui apprend à se comporter dans la société humaine», décrit le Beauceron d’origine en entrevue accordée au «Journal Saint-François».
 

Une femelle résultant du croisé entre le Malinois et le Mountain Cur, Ember porte une veste attestant qu’elle poursuit son apprentissage en tant que chien d’assistance.
(Photo: Journal Saint-François – Pierre Langevin)

 
Actuellement, Ember se retrouve au côté de Julie 3 à 4 fois par semaine. D’ici le printemps prochain, la bête devrait être confiée en permanence à sa nouvelle maîtresse.
En tout temps, le chien d’assistance porte une veste qui l’identifie à sa vocation. Une pochette attachée à un harnais contient les éléments d’information en lien avec l’état de santé de son propriétaire, notamment les risques d’allergie à des médicaments comme la pénicilline et la morphine.
Établi dans la région de Soulanges depuis 8 ans, Eric Poulin entraîne présentement une dizaine de chiens d’assistance de race Malicur, une lignée qu’il a lui-même fait accoucher .
«C’est un chien polyvalent et mature naturellement en raison de sa génétique. Il ignore les autres chiens et c’est sa 2e nature d’écouter. Ember n’a jamais été traité comme un chiot. On lui enseigne l’obéissance sous distraction afin qu’il ne se laisse pas déranger. Dans le cas de Julie, nous devons amener Ember à être blindée face à tout ce qui peut faire peur», élabore le dresseur qui compte 37 années d’expérience dans le domaine.
Le financement de ces chiens d’assistance, d’une valeur estimée à 15 000 $, pourra se faire sous forme de dons à un organisme sans but lucratif créé par M. Poulin, l’Association canine canadienne. Julie Legault participe à la cueillette de fonds en tant que bénéficiaire et elle aide bénévolement l’organisation en promenant les chiens.
«Ember a été un cadeau du ciel. Le contact avec elle m’a changé complètement», affirme le résidente du secteur La Baie.
 
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Francine Bourque
Francine Bourque
2 années

Bon article. Merci pour les informations.