Le CISSSMO compose avec une pression «hors du commun» aux urgences de l’hôpital Anna-Laberge

Le CISSSMO compose avec une pression «hors du commun» aux urgences de l’hôpital Anna-Laberge

Crédit photo : Le Reflet - Archives

Les urgences de l’hôpital Anna-Laberge à Châteauguay fonctionnent avec des équipes réduites d’infirmières en fin de semaine. Le CISSSMO, qui gère l’établissement, assure faire des pieds et des mains pour palier le défi «hors du commun» qui en résulte.

«Ces derniers jours, le tôt d’occupation des urgences s’élève à 150 % et on manque d’infirmières. La pression sur les soins est exceptionnelle», a indiqué Geneviève Boileau, chef des communications du CISSSMO, en entrevue au Soleil de Châteauguay dimanche après-midi.

«Des mesures ont été mises en place. On a fait une centaine d’appels pour obtenir du renfort. Les infirmières en vacances ont même été appelées», a affirmé Mme Boileau. Elle a souligné qu’un plan de contingence était mis en oeuvre, à savoir que des infirmières auxiliaires, des préposés aux bénéficiaires, des gestionnaires et les médecins étaient mis à contribution et collaboraient pour épauler les infirmières. «Le soutien des autres professionnels en soins et des médecins, ça fait aussi partir du renfort», a-t-elle observé.

Elle a aussi salué le syndicat des infirmières pour sa collaboration. Et ses membres. «Les infirmières font du temps supplémentaire. On reconnaît leur travail. Ce n’est pas facile pour le personnel. On leur lève notre chapeau», a insisté Mme Boileau.

Elle a rappelé que la pénurie d’infirmières touche l’ensemble de la province. «Ça reste un défi pour l’ensemble des établissements», a-t-elle noté. Le CISSSMO fait des efforts pour en recruter. «On va faire 1500 embauches cette année, la moitié en soins infirmiers. On fait des efforts», a mentionné Geneviève Boileau.

Ambulances redirigées

Aussi, a-t-elle confirmé, des ambulances qui devaient se rendre à l’hôpital Anna-Laberge sont détournées, depuis vendredi soir, vers l’hôpital Charles-Lemoyne à Longueuil et l’hôpital du Suroît à Salaberry-de-Valleyfield.

Autres ressources que l’hôpital

Samedi soir, des patients avec des problèmes de santé jugés «mineurs» se faisaient dire qu’ils ne pourraient être vus en raison d’effectifs réduits en soins infirmiers. «Tous les patients nécessitant des soins urgents ont été pris en charge et aucun n’a été refusé. Toutefois, le personnel clinique a sensibilisé à quelques reprises les gens dans la salle d’attente aux autres options qui s’offrent à eux si leur état de santé leur permet d’attendre une consultation médicale dans une clinique sans rendez-vous et si leur état est jugé non-urgent», a indiqué Geneviève Boileau.

Elle a fait valoir qu’il existait d’autres ressources que les urgences de l’hôpital pour se faire soigner, comme les cliniques d’hiver récemment mises en place, les GMF et les super cliniques, a-t-elle détaillé.

Mme Boileau suggère aux gens de téléphoner d’abord au 811 ou de consulter le Portail santé mieux-être du gouvernement du Québec pour connaître les ressources disponibles.

À 16h28, dimanche, les urgences d’Anna-Laberge comptait 45 patients sur civière alors que le permis de l’hôpital est de 32, soit un taux de 141 %.

Commenter cet article

avatar