Culture

Marilyse Bourke expérimente une nouvelle facette de son jeu dans «Nuit blanche»

vendredi le 24 septembre 2021
Modifié à 14 h 39 min le 24 septembre 2021
Par Vicky Pagé

Marilyse Bourke joue Marlène Hébert dans «Nuit blanche» les lundis soir à 21h sur les ondes d’Ici Radio-Canada télé. (Photo: Gracieuseté – Yan Turcotte)

Dans la série à suspense Nuit blanche, Marilyse Bourke se glisse dans la peau d’une femme d’affaires prête à tout pour arriver à ses fins. La résidente de La Prairie nous en parle davantage.

Qu’est-ce qui vous a attirée dans cette saga familiale ?  

En fait, j’ai beaucoup accroché sur mon personnage. Je n’avais jamais joué ce type de personnage et j’en avais envie depuis longtemps. Ce n’est pas un personnage pour lequel je suis portée à auditionner. J’ai fait beaucoup d’humour et des filles douces comme dans O’. Tandis que là, je joue vraiment une femme de caractère.

Vous jouez le rôle de Marlène Hébert. Pouvez-vous nous décrire le personnage ?

Marlène est très cartésienne et performante, c’est celle qui est toujours en contrôle. C’est une Wonder Woman! C’est une femme extrêmement stratégique qui ne se laisse pas emporter par les émotions. Elle est vice-présidente de la compagnie de sa mère, Nocturne. Elle a une grande sœur, Charlotte, et un petit frère, Lucas. Au décès de sa mère, elle est prédestinée à prendre les rênes de l’entreprise, mais les choses ne se déroulent pas comme prévu.

La série fait des retours en arrière dans les années 70. Qu’est-ce que ce concept apporte à l’histoire ?

Selon moi, ça donne beaucoup de chair à l’os et permet aux téléspectateurs de faire des liens plausibles. En fait, c’est comme quand tu rencontres quelqu’un et, qu’à force de le connaître, tu découvres sa vie passée. C’est un peu ça qu’on fait, mais en y mettant des images et des émotions. Également, le traitement de l’image et le type de couleur utilisé diffèrent d’une époque à l’autre, tout comme les décors et les costumes, ce qui procure un grand bonheur visuel.

Dès le premier épisode, diffusé lundi le 13 septembre, Loulou, la mère de Marlène, meurt. À la suite de la lecture du testament, comment réagira Marlène ?

Marlène semble outrée de constater que des parts seront données à des gens à qui elle n’aurait jamais pensé. Toutefois, ce qui la dérange encore plus, c’est qu’elle devra partager le poste de présidence avec son frère. En fait, les trois enfants de Loulou seront envoyés dans des pôles et des endroits qui leur seront inconfortables. Pour Marlène, ça allait de soi qu’elle devenait présidente, mais sa mère en avait décidé autrement. Loulou lègue des choses ou donne des consignes avec lesquelles on ne sait pas quoi faire, ce qui impliquera beaucoup de mystères et d’inconforts.

À la suite du premier épisode, la réaction des téléspectateurs est-elle positive ?

D’après les commentaires que j’ai obtenus, les gens sont déjà embarqués dans l’histoire et adorent le visuel. Parfois, dans Nuit blanche, on a l’impression de regarder une série américaine de plusieurs millions. Il y a des plans qui sont extrêmement bien éclairés, on sort vraiment des sentiers battus. La table est déjà mise pour un bon suspense. Les commentaires sont très positifs et les gens aiment déjà les personnages.

Comment s’est passé le tournage avec les mesures sanitaires ?

Très bien! C’est extrêmement sévère sur les plateaux et c’est parfait ainsi parce que ça nous permet de continuer à faire notre métier. Le temps par jour qu’on passe dans la zone d’un autre comédien est calculé. On enlève le masque seulement lorsqu’on est vu par la caméra. Même si le plan n’est pas sur moi, mais que je joue avec un acteur, je porte mon masque. C’est sûr que d’être toujours à distance enlève le plaisir d’être ensemble, mais je suis bonne joueuse et respecte toutes les règles. Je suis simplement trop contente de recommencer à travailler et de faire ce que j’aime.

En début d’année, vous aviez mentionné au Reflet avoir décroché un rôle dans un film, mais ne pouviez donner plus de détails. Pouvez-vous en parler maintenant ?

Oui! C’est le film Au revoir le bonheur, de Ken Scott, qui a été tourné aux Îles-de-la-Madeleine en septembre 2020. Le film sera en salle le 17 décembre. C’est un beau film qui parle de quatre frères, interprétés par Louis Morissette, Antoine Bertrand, Patrice Robitaille et François Arnaud. Ils doivent se retrouver dans leur maison d’enfance à la suite du décès de leur père. Moi, je joue la femme de Louis Morissette.

 

 

 

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