Billet d’humeur : Saprée mémoire !

Billet d’humeur : Saprée mémoire !

La mémoire.

Crédit photo : Depositphotos

Votre mémoire vous joue-t-elle parfois des tours?

J’étais convaincue que j’avais acheté le foulard que le vendeur m’avait enroulé sur la tête à Marrakech. Eh! Bien non! Ce n’est que récemment que je m’en suis aperçue. En téléchargeant la photo sur notre site Web pour accompagner ma chronique qui portait sur le sujet. Le foulard de la photo est composé de deux teintes de bleu. Contrairement à celui que je porte.

Je ne sais pas comment j’ai pu enregistrer cette fausse information. Considérant que ç’a été un moment cocasse marquant pour moi.

C’est fou à quel point la mémoire peut parfois nous jouer des tours. Faire en sorte que des souvenirs qui n’ont jamais existé – et donc qui ne sont pas conformes à la réalité – occupent une place de certitude dans notre cerveau.

Heureusement, je constate que je ne suis pas la seule dont la mémoire flanche parfois. L’autre jour, je discutais avec un résident de Saint-Constant que je connais depuis plus de 20 ans. On jasais justement du fait qu’on se connaît depuis longtemps.

«La mémoire, comme le rêve, dilue les couleurs. La mémoire est comme une photographie exposée au soleil.»

– José Carlos Llop dans Parle-moi du troisième homme

Il m’a alors raconté que j’avais écrit un des premiers articles sur lui et son passe-temps pour le minigolf à l’époque. Sur le coup, je n’ai pas osé le contredire. Il m’arrive d’oublier que j’ai écrit tel ou tel article. C’est normal dans tout le lot.

Cependant, quand il m’a dit que c’était en 1993, j’ai dû l’interrompre pour lui dire que c’est impossible que ce soit moi. J’étais encore sur les bancs de l’université. J’achevais mon baccalauréat.

«J’ai commencé au Reflet l’année suivante», lui ai-je dit.

J’ai vu le trouble dans son visage. Il n’en revenait pas. Tellement il était convaincu du contraire depuis des années. Tant sa mémoire l’avait fait sienne. Je ne serais pas surprise qu’il ait cherché la découpure de l’article une fois chez lui. Pour lire la signature.

Ce n’est que récemment que j’ai réalisé à mon tour que je me suis trompée sur mon année d’embauche auprès des Hebdos montérégiens. En fouillant dans ma paperasse à la recherche d’un document, je suis tombée sur mon premier talon de paie à temps plein. Il date de 1995. J’étais pourtant sûre que j’étais sur le marché du travail depuis 1994.

Décidément, la mémoire me joue des tours!

 

 

 

 

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