Des familles d’ici amassent du matériel scolaire pour les Vénézuéliens

Par Vicky Girard
Des familles d’ici amassent du matériel scolaire pour les Vénézuéliens
Gilles Charron, Alex Costillo, Gaëlle Charron, Angelica Holguin, Aixa Munoz, ainsi que Loïc et Francesco sont rassemblés pour réaliser un projet qui leur tient à cœur. (Photo : Le Reflet – Vicky Girard)

Angelica Holguin et ses proches veulent solliciter le plus de gens possible pour recueillir des fournitures scolaires afin de les expédier aux élèves du Venezuela, leur pays d’origine.

Mme Holguin s’est jointe à l’organisme Canadian Venezuelan Engagement Foundation il y a quelques mois. Au départ, elle amassait des denrées non périssables et des vêtements pour les envoyer dans le pays où sa famille et des amis résident toujours. Le Venezuela est actuellement en crise en raison de rébellions.

Ses amis vénézuéliens, Aixa Munoz et Alex Castillo, de Saint-Lambert, prennent part à l’initiative avec elle. Mme Holguin et Mme Munoz sont venues au Canada ensemble il y a 16 ans pour étudier. Elles sont tombées amoureuses du pays, puis elles ont rencontré M. Castillo, lorsqu’ils ont tous les trois obtenu leur citoyenneté canadienne. Ils sont devenus amis.

 

«Ce qu’on fait paraît petit, mais c’est gros pour eux [les Vénézuéliens] là-bas.»

-Aixa Munoz

 

La résidente de Delson depuis 13 ans explique que l’organisme pour laquelle elle œuvre a un réseau de bénévoles qui distribuent les objets dans les petites villes du Venezuela, qui manquent davantage de ressources. Ils ont convenu que la fin de l’année scolaire serait le moment idée pour le projet afin que les élèves vénézuéliens puissent avoir le nécessaire pour étudier en classe.

«Il y a des élèves ici qui jettent plein de fournitures scolaires qui pourraient être utiles. Ce n’est pas une critique, mais il y a de l’abondance», affirme M. Castillo.

«Juste à voir la quantité de choses dans les boîtes d’objets perdus qui ne sont pas réclamées, on sait qu’il y a des ressources qui peuvent être partagées», croit aussi Gilles Charron, le mari de Mme Holguin.

Barrières

Le groupe fait face à plusieurs défis pour aider.

«La situation est tellement compliquée pour eux là-bas. Essayer de faire entrer l’aide humanitaire est presque impossible [puisque le gouvernement vénézuélien la bloque]», explique Mme Holguin.

Pour que rien ne soit retourné en arrivant aux frontières, les objets sont envoyés dans de petites boîtes transportées par voie maritime.

Voir la situation dans leur pays de naissance est d’autant plus difficile pour les trois Vénézuéliens qui y ont grandi et y ont étudié sans problème.

«C’était un pays riche!» déplore Mme Holguin.

Les trois parents font réaliser à leurs enfants qu’ils sont chanceux d’être ici. Gaëlle Charron, la fille de Mme Holguin et M. Charron le réalise.

«Quand tu vas à l’école et que tu ne sais pas comment c’est dans les pays pauvres, en crise ou en voie de développement, tu ne sais pas la chance que tu as. Nous, on le voit», dit l’adolescente de 13 ans.

Le groupe est en discussion avec des écoles de la région pour collecter des fournitures scolaires. Ceux qui voudraient se joindre à eux et donner peuvent les contacter par courriel à l’adresse larentreevzlars@gmail.com.

 

Exemple d’objets pouvant être amassés

-Crayons à l’encre ou à mine

-Crayons de couleur

-Gommes à effacer

-Cahiers de notes

-Cartables

-Sacs à dos

-Souliers

-Casquettes

-Vêtements

*Les objets sont acceptés même s’ils ont déjà été utilisés

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