La députée Chassée associée malgré elle à un groupe d’extrême droite

Par Simon Deschamps
La députée Chassée associée malgré elle à un groupe d’extrême droite
(Photo : Le Soleil de Châteauguay - Simon Deschamps)

La députée de Châteauguay MarieChantal Chassé, qui assume aussi le rôle de présidente de la Commission de la relation avec les citoyens, a été contrainte de déposer le mémoire d’un groupe d’extrême droite à l’Assemblée nationale, le mardi 9 avril.
Le mémoire a été rédigé par la Fédération des Québécois de souche dans le cadre du projet de loi 9 qui traite d’immigration. La nouvelle législation propose de modifier les critères de sélection des futurs immigrants afin de les intégrer «plus adéquatement pour les besoins du marché du travail».
Appelé à commenter le dépôt de ce document qui suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux, l’attaché politique de Mme Chassé, Yannick Gagné, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
«Le document est enregistré à son nom, car elle est la présidente de la Commission. En tant que présidente, elle se doit d’être impartiale. Quand elle reçoit un document, elle n’a pas le droit de le refuser», a-t-il déclaré dans une entrevue au Journal Le Soleil de Châteauguay, le 11 avril­.
D’ailleurs, il a fait savoir que l’élue de Châteauguay n’était pas en mesure de répondre à la demande d’entrevue du Journal «puisqu’elle est occupée toute la journée en Commission parlementaire.»
Contexte
Le fondateur du FQS , qui l’a quitté depuis, a réagi à ce dépôt sur sa page Facebook, le 10 avril au soir.
«Euh. Je viens-tu de voir une députée caquiste déposer un document de l’organisation néonazie que j’ai fondée en 2007 moé là?» a-t-il écrit. Maintenant, Maxime Fiset s’oppose aux discours radicaux.
La Fédération des Québécois de souche est «ouvertement critique des politiques d’immigration» et veut miser  sur  les «peuples francophones d’Europe» qui peuvent «s’assimiler complètement à la nation sans altérer significativement sa composition» peut-on lire sur leur site internet.
Dans une entrevue accordée au Journal de Québec le 11 avril, le premier ministre François Legault a qualifié ce mémoire d’«extrême».
«Tout le monde a la liberté d’envoyer un mémoire. Mais ce genre de propos n’a pas besoin d’être publié. On doit faire attention. Tous les partis, on doit s’assurer qu’on ne met pas d’huile sur le feu», a-t-il dit.
Le député de Québec Solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, également cité par le Journal de Québec, a de son côté affirmé  que tous les citoyens ont le droit de s’exprimer  «même ceux avec qui on est en profond désaccord».
L’élu de la circonscription de Gouin a également rappelé que les membres d’une commission parlementaire peuvent retirer un mémoire s’ils s’entendent à l’unanimité.
 

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